
Les jeunes filles qui adressent des demandes d’emploi aux directeurs généraux de société, sont parfois acceptées mais, en contrepartie, le harcèlement est souvent la monnaie de change. C’est ce que l’on apprend d’un reportage diffusé sur une radio privée de la place, ce vendredi, 22 juillet 2016, intitulé «Les difficultés rencontrées par les jeunes filles sur le marché de l’emploi»
Au cours de ce reportage plusieurs jeunes filles diplômées des universités et des écoles techniques et professionnelles, en quête d’emploi, ont témoigné sur des problèmes auxquels, elles sont confrontées avec certains patrons des entreprises guinéennes.
Aminata Diarra, diplômée en sciences de comptabilité et de gestion de l’université de Sonfonia, a déclaré au micro de nos confrères que cela fait près de deux ans qu’elle a terminé ses études supérieures. Mais, sur le marché de l’emploi, elle a toujours rencontré des problèmes de harcèlement sexuel, avec quelques entreprises où elle a déposé ses demandes. Miss Diarra explicite : « Partout, où j’ai déposé ma demande d’emploi, j’ai été toujours appelée pour une éventuelle interview. Mais, juste après l’interview, le patron de l’entreprise m’appelle dans son bureau pour me faire des avances, en contrepartie avec du boulot que je tiens à obtenir. De ce fait, j’ai toujours répondu que je n’ai pas étudié pour être à la portée des chefs mais, pour la compétence absolue. Donc, une manière de vous dire, c’est ce qui fait que je suis encore en chômage ! C’est décevant et dégoûtant ces comportements des chefs d’entreprises en Guinée ! ’’
Quant à Binta Diallo, étudiante diplômée en sociologie d’une université privée de la place, elle a également déploré le comportement ignoble de certains chefs d’entreprises guinéennes, vis-à-vis des jeunes filles cherchant un boulot décent : ‘’Je suis complètement révoltée contre ces chefs de société qui se servent de leur pouvoir de la hiérarchie pour intimider nous, les jeunes filles qui dans une endurance, ont pu terminer nos études. Normalement, on devait être encouragée par l’Etat guinéen en nous favorisant un emploi dans la fonction publique. Mais, nous sommes abandonnées à la merci de la nature ‘’, a-t-elle dit.
Léon KOLIE pour GCI
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