
Cette rencontre avec la presse nationale et internationale a été une occasion pour les membres de cette institution internationale des droits de l’Homme, de prévenir les autorités guinéennes sur les recours excessifs à la force et pour les inviter à respecter le droit de la liberté de réunion pacifique avant les élections présidentielle du 11 octobre 2015.
Dans son animation, le chercheur sur l’Afrique de l’Ouest et du Centre pour l’Amnesty International, François Patuel a indiqué que pendant dix ans, l’institution internationale des droits de l’Homme a compté de plus 300 personnes tuées et blessées dans les violences électorales en Afrique . ‘’ C’est pourquoi, elle exige à toute autorité que ce soit en Afrique ou ailleurs de ne plus faire intervenir l’armée pendant les périodes électorales’’, a-t-il dit.
Le conférencier a aussi affirmé qu’en Guinée, un accord de bonne conduite a été établi à l’endroit des forces de l’ordre dans le cadre de ne plus utiliser les usages de forces notamment, les matraques ,et les gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants. Selon lui, ces instruments utilisés par les forces de l’ordre pendant les manifs politiques d’avril et de mai, ont fait environ six morts et une centaine de blessés.
‘’ Pendant ces manifestations politiques, Amnesty International a constaté la présence dans l’un des hôpitaux publics guinéens, un enfant de quatre ans qui était atteint de traumatisme crânien et l’œil suintant énormément. Après enquête, nous y avons compris que c’était l’usage de la force par les forces de l’ordre qui a causé tous ces malaises à cet enfant’’, a souligné François Patuel.
Il a enfin laissé entendre qu’il y a une violence des droits de l’Homme en Guinée parce que tout simplement, il y a une faiblesse est entrevu énormément au niveau des textes juridiques défendant la liberté des citoyens.
Quant au directeur régional pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre pour Amnesty International , Alioune Tine a également noté que le fait que des manifestants ont été blessés ou tués en avril et mai par les forces de l’ordre, qui ont recouru à une force excessive et arbitraire, démontre qu’il est urgent de prendre des mesures, en vue de respecter et de protéger les droits humains durant la période électorale .
‘’ Le défi pour les autorités, les candidats et les forces de sécurité consiste à briser le cycle de la méfiance et de la violence. Il faut créer les conditions propices pour que chaque citoyen en Guinée se sente en sécurité, pour exercer ses droits à la liberté de réunion pacifique et d’expression et participer au processus électoral’’, a-t-il avancé.
Il a aussi signalé que selon certaines informations, les forces de l’ordre ont eu à recourir à la force arbitraire contre les journalistes qui couvraient les manifestants. ‘’ D’après les informations dont dispose Amnesty International plusieurs journalistes ont été insultés ou frappés par les forces de sécurité’’, a-t-il regretté.
Momo SOUMAH pour GCI
2015-GuineeConakry.Info




















