
La défaite de la bande à Camille Zayatte pourrait s’expliquer par plusieurs facteurs. Mais les Guinéens retiendront surtout le chambardement psychologique auquel l’équipe a été soumise par la partie ougandaise. Invoquant l’épidémie d’Ebola, l’adversaire se sera en effet arrangé pour que son vis-à-vis n’aborde pas la rencontre de ce mercredi dans les meilleures dispositions mentales. Outre la restriction drastique de son effectif, Michel Dussuyer, une fois sur le sol ougandais, a dû assister, impuissant, à un contrôle sanitaire des plus rigoureux appliqué à ses joueurs. Ensuite, l’équipe du Syli national est littéralement jetée dans un hôtel malfâmé qu’elle a dû changer à ses propres frais. Enfin, le terrain sur lequel la rencontre s’est déroulée ne serait pas exemplaire en la matière. A cela s’ajoutent bien entendu l’absence du moindre supporter pour encourager l’équipe, mais aussi cette curieuse panne d’électricité qui, durant une dizaine de minutes, avait plongé la pelouse dans le noir.
Quand, dans des conditions pareilles, on perd un match, on a des circonstances atténuantes. Même si les choix tactiques de l’entraineur guinéen ne sont pas absolument exempts de quelques reproches. En attendant, le Syli qui, avant cette seconde journée des éliminatoires, caracolait à la tête de son groupe, se retrouve troisième, après respectivement, l’Ouganda et le Ghana. Le Togo ferme la marche avec aucun point encore engrangé.
Mais si les supporters guinéens ont des remords à avoir, dans certains pays africains, les sentiments oscillent entre la déception et l’humiliation. C’est en particulier le cas des fans des Eléphants de Côte d’Ivoire qui ont littéralement coulé face aux Lions indomptables du Cameroun, en s’inclinant sur le score de 4 buts contre 1. Autre mondialiste qui ne brille pas particulièrement, c’est le Nigéria qui, après une surprenante défaite face au Congo n’a pu ramener qu’un nul de l’Afrique du Sud. Les Pharaons d’Egypte ne semblent plus que l’ombre d’eux-mêmes. Autrement, ils n’auraient pas aligné les deux défaites qu’ils viennent de concéder en moins d’une semaine.
Par contre, le Cameroun semble être sur la voie de la rédemption. Les Lions indomptables et les Fennecs d’Algérie sont mêmes les seuls mondialistes qui, à cette étape qui représente le tiers du parcours, font honneur à leur statut. Cinq autres équipes rejoignent ce duo au rang des équipes qui ont remporté leurs deux premières rencontres de ces éliminatoires. Ce sont le Burkina Faso, le Sénégal, la Tunisie, le Congo-Brazzaville et le surprenant Cap-Vert.
Vu qu’il reste encore quatre rendez-vous qui peuvent bouleverser la donne, il serait prématuré de se hasarder à des conclusions d’ordre général. Par contre, on ne peut s’empêcher d’admettre que pour ces sept pays, c’est plutôt bien parti. Quant au Syli, pour continuer, il devra “impérativement” battre le Ghana! Mais, ça c’est une autre affaire !
Pivi Bilivogui GuineeConakry.info




















