
En attendant, à Mogadiscio, les attaques meurtrières des shebabs sur l’hôtel Sahafi, hier 1er novembre, ont encore semé la désolation avec au moins treize morts dont deux journalistes.
Il est dommage que les soldats somaliens en soient réduits encore à évacuer les corps et à compter les morts. Le retour pugnace et vainqueur de ces terroristes est désormais de l’ordre de la chronique, tant la fréquence de ces attaques ne devrait plus surprendre personne. Et pourtant, les actes macabres produits par ces explosions de camions ou de kamikazes sont désormais récurrents !
Chacun sait que le grand hôtel Sahafi, situé en plein Mogadiscio est désormais le seul ‘’repaire’’ sûr du coin ; où chacun vient se blottir pour chercher un peu de paix. Députés, diplomates, hauts fonctionnaires, journalistes et autres, alors grand Dieu, pourquoi la sécurité est encore défaillante à ce point en ces lieux ?!
L’Amisom semble désormais incapable de contrer les assauts répétés et audacieux des shebabs, de plus en plus déchainés et de plus en plus téméraires, galvanisés par ces ‘’succès’’ terroristes. Les insurgés qui tuent pour tuer, sont encore maîtres du terrain dans les campagnes, où ils font la loi. Leurs virées sanglantes sur la capitale somaliennes n’ont qu’un seul but : démontrer leur capacité de pénétration et de frappe, partout dans le pays, malgré la présence de forces internationales.
Face à ce regain de vitalité destructrice, la communauté internationale et les pays africains engagés dans la lutte contre ces ‘’semeurs de morts’’, ont tout intérêt à élaborer des stratégies plus proactives pour éviter le pire et surtout, ne pas rester là, à attendre pour subir.
Au contraire, il faut agir, et vite !
Maria de BABIA pour GCI
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