
La même réalité prévaut à Balan, une autre localité située à 25 Km du chef-lieu de la préfecture, où M.B supervise, à lui seul, l’école primaire du district. Il n’a pas non plus daigné recruter d’élèves cette année. Il fait le tour entre les 4 groupes pédagogiques en longueur de la journée. « Je commence par une des classes le matin à 8 heures, avant de continuer dans la suivante à 9 heures, et d’ici à midi j’ai fini de tourner dans les 4 salles . Je me réserve de travailler dans la soirée pour ne pas craquer» explique-t-il. Le second de MB est un contractuel qui a déserté.
Dans un autre collège où je me suis rendue, seuls deux enseignants y évoluent. Ils enseignent pour le premier 4 matières et le second 5, y compris la classe d’examen. Pour ne pas s’épuiser avant la fin de l’année, ils travaillent à leur rythme et ne viennent à l’école que quand ils le peuvent.
Salématou Diallo pour GuineeConakry.info




















