
Au centre de la rencontre, les débats sur la situation des 5000 bacheliers du bac session 2008 non encore orientés, donc abandonnés à leur sort sans la moindre la qualification.
Le président Moussa Dadis Camara a pris tout son temps pour les écouter exposer leurs problèmes, avant de promettre d'examiner leurs cas dans les prochains jours.
Il faut rappeler qu'à l'issue de la session 2008 du baccalauréat unique, plus des 35% des candidats ont été déclarés définitivement admis sur le plan national. Soit plus de 15% que l'année précédente. Un résultat accueilli avec beaucoup de joie dans les préfectures du pays. Nul ne se souciait alors des problèmes qu'allait créer cette admission massive des au bac. Ni les autorités éducatives qui n'ignorent nullement les difficultés qu'elles endurent en permanence encore moins les parents ou les intéressés eux-mêmes, qui croyaient s'être affranchis d'un nouvel obstacle.
C'était sans compter avec l'incapacité avérée des établissements d'institutions scolaires du pays d'accueillir tout ce nombre.
Bref tout s'est passé dans la plus grande discrétion jusqu'à l'officialisation des listes d'orientation des admis dans les universités et instituts supérieurs du pays. Au moins 5.000 bacheliers ne retrouveront pars leurs noms. Ils vont chercher à s'identifier et se regrouper avant de se donner rendez-vous un beau matin dans l'enceinte de la cour commune aux départements l'enseignement pré-universitaire et de supérieur.
Ils prendront en otage les autorités concernées. Les forces de l'ordre vont intervenir de manière énergique pour disperser la foule contestataire d'étudiants révoltés. Mais, les manifestants ne vont pas baisser les bras du tout. Ils reviendront le lendemain, pancartes en mains, pour poursuive les manifs. Aucune solution ne sera trouvée à leurs cas. Ceci jusqu'au 23 décembre 2008, date de la prise du pouvoir par l'armée.
Alors l'espoir renait à leur niveau.
Pivi Bilivogui pour GuineeConakry.info




















