
...De susciter des financements pour la mise en œuvre des différents projets et programmes en vue d’une relance effective de ce secteur névralgique du développement économique et de promouvoir une meilleure gouvernance et un pilotage du système à travers le renforcement des capacités institutionnelles, humaines et une gestion axée sur les résultats..En vue d’atteindre ces objectifs, la table ronde s’est penchée sur la problématique de l’emploi en Guinée, les projets de développement de l’EET-FP (Emploi, Enseignement Technique et Formation Professionnelle) élaborés par les nouveaux responsables en charge du secteur ainsi que sur les stratégies de financement.
En ce qui concerne l’évaluation du secteur, elle ressort de nombreuses lacunes dont entre autres : le sous financement du secteur, l’absence de matières d’œuvre et d’énergie électrique, la prédominance de la formation théorique dans la plupart des centres de formation, l’insuffisance de filières porteuses par rapport au marché de l’emploi, la faible implication du milieu professionnel dans la formation, la faible insertion socioprofessionnelle des diplômés, etc.
Dans un second temps, des obstacles beaucoup moins liés intrinsèquement au secteur ont été aussi identifiés. Ce sont : les inscriptions frauduleuses, entraînant des effectifs pléthoriques dans les salles de classes qui impactent négativement la qualité de l’enseignement apprentissage, le non respect des règles d’éthique et de déontologie par une partie du personnel enseignant et non enseignant, entrainant une tendance à la corruption à large échelle, l’ingérence intempestive des autorités locales dans le placement frauduleux des apprenants, le manque d’imputabilité et de reddition des comptes ainsi que la mauvaise gestion des ressources humaines dont le manque de sanctions positive et négative.
Forts de ces constats et de la nouvelle lettre de politique de l’emploi, de l’enseignement technique et de la formation professionnelle, les cadres ayant pris part à la table ronde ont alors abordé les autres sujets qu’ils avaient au programme et ont débouché sur des recommandations et des amendements. Sur la question du financement notamment, les participants ont suggéré que la part de l’éducation dans le budget national soit élevée à au moins 40% et qu’un minimum de 25% de ce budget dédié à l’éducation soit alloué au sous-secteur de l’enseignement technique et de la formation professionnelle.
On peut également se réjouir de la prise en compte explicite de la problématique du genre et de l’équité. Car il n’est gère souhaitable qu’un secteur potentiellement pourvoyeur d’emploi comme celui de l’enseignement technique et de la formation professionnelle puisse ignorer un peu plus de la moitié de la population du pays, que représentent les Guinéennes.
De passage, il faut souligner que le président de la République, présidant la cérémonie d’ouverture avait livré un message dans lequel il a affirmé faire de l’enseignement technique et de la formation professionnelle, sa seconde priorité, après l’éducation de base. Ce dont se sont réjouis tous les cadres du département de l’emploi, de l’enseignement technique et de la formation professionnelle.
Fodé Kalia Kamara pour GuineeConakry.info




















