
A l’université Gamal Abdel Nasser de Conakry, les mêmes mots sont sur lèvres de tous les apprenants. Pour eux, ce retard de leurs bourses est tout simplement inconcevable.
Ramatoulaye Touré, 3ème Année chimie et environnement, explique que le retard des pécules « n’est pas avantageux pour moi, je n’ai pas de parents à Conakry. Je n’ai pas d’autres activités pouvant générer de l’argent. C’est sur cet argent que je compte. Et si je ne l’ai pas à temps, je suis frustrée et je suis même obligée de chômer les cours »
Dans certaines institutions d’enseignent supérieur du pays, ce retard amène parfois à des grèves. C’est le cas de l’institut supérieur des arts de Guinée (ISAG) de Dubréka où les étudiants avaient été contraints de protester pour percevoir leurs bourses du mois de janvier. Mais beaucoup d’entre eux sont aujourd’hui encore en grève pour défaut de versement des bourses du mois de février. Interrogés, la plupart d’entre eux ont affirmé la même chose: « c’est difficile à digérer. On a souffert. Ils n’ont qu’a nous payer maintenant sinon on casse… »
Aboubacar Fofana étudiant en 5ème Année musicologie a ainsi déclaré « on a trop galéré. Comme vous pouvez l’imaginer, on a des projets à matérialiser mais comment? Alors, tant que nous ne sommes pas payés, il n’y aura pas cours à l’ISAG »
Ce mouvement à été suivi par celui de Julius Nyéréré de Kankan. Là aussi, les étudiants ont manifesté leur ras-le-bol, pour dire qu’ils en ont marre de ce retard et ils sont prêts à boycotter les cours tant que la paye n’est pas faite!
En somme, le constat est le même et se révèle effectif dans toutes les universités du pays. Ces futurs cadres du pays dénoncent une lenteur dans le paiement de leurs pécules. Ils sont plongés dans une souffrance totale, disent-ils.
Ousmane Bony Sylla pour GuineeConakry.info




















