
Ces infrastructures scolaires serviront comme écoles primaires et collèges de proximité dans les communautés rurales. Grâce à ces nouveaux établissements, la réduction de la taille des effectifs par classe va passer de 180 en moyenne pour l’année scolaire 2010-2011, à 90 élèves en moyenne au cours de l’année scolaire 2011-2012.
Au niveau pédagogique, où selon le ministre Kourouma, le plus gros travail a été engagé, plusieurs réformes ont été effectuées, et d’autres sont en cours. Notamment, de nouvelles formes d’évaluation des apprentissages devant concourir à la suppression au primaire, des compositions trimestrielles au profit de celles mensuelles ; à la suppression au secondaire des compositions semestrielles au profit d’évaluations continues ; l’impression et la mise à la disposition des écoles et établissements des secteurs publics et privés, de bulletins et de relevés de notes pour une implication effective des parents dans la gestion du cursus scolaire de leurs enfants ; l’ouverture d’un lycée d’excellence regroupant les meilleurs élèves, sélectionnés sur la base d’un test de recrutement ; l’harmonisation du port de l’uniforme scolaire sur toute l’étendue du pays ; l’élaboration et la mise en œuvre d’un chronogramme de contrôle et de suivi des activités au niveau des structures centrales et déconcentrées ; l’instauration d’un calendrier de rencontres trimestrielles entre le Chef du département et les cadres des différentes structures déconcentrées ; le rabaissement de l’âge de la scolarité de 7 à 6 ans ; l’introduction de la photo numérique dans la procédure d’identification des candidats aux examens nationaux à compter de la session 2012 ; l’organisation de deux ateliers pour le renforcement des capacités des enseignants au secondaire et au primaire sur les nouveaux modes d’évaluation, etc.
S’agissant de la gestion, le ministre Kourouma précise qu'il a été instauré une rupture progressive avec l’impunité; une amélioration des capacités d’intervention des services déconcentrés par la mise à disposition de 40 véhicules neufs ; la mise en place d’un système de communication téléphonique (flottes) facilitant la communication entre les différents services centraux et déconcentrés ; l'implication des partenaires sociaux (APEAE et Syndicats) à la prise de décisions relatives à la gestion du système, etc.
Par ailleurs, si ces efforts consentis, qui ne sont pas les moindres, ont été engagés par le département de l’enseignement pré-universitaire et de l’éducation civique, sous la clairvoyance du ministre, Dr Ibrahima Kourouma, c’est grâce aux diagnostics réels posés, et à la pertinence des recommandations issues du premier Salon de l’école guinéenne à Conakry.
Cependant, pour le ministre Kourouma, "l’école guinéenne est confrontée à un réel problème de forme et de fond. Pour que celle-ci devienne effectivement une école d’excellence au service du peuple et de la nation guinéenne, il va falloir tendre la main". C’est pourquoi, il fait appel à l’aide et l’expertise de la Côte d’Ivoire. Le ministre confiera d’ailleurs pour la circonstance, que « les Ivoiriens sont prêts à nous aider pour la formation continue des enseignants. J’ai rencontré personnellement la ministre Ivoirienne de l’Enseignement Pré-Universitaire, Kandia Camara. Nous allons signer un protocole avec la Côte d’Ivoire pour que les deux départements soient jumelés afin que nous ayons une situation qui puisse nous permettre d’avoir le niveau de ces pays… » Avant de dire qu’« Il ne faut pas se voiler la face, ces pays sont loin devant nous en matière d’enseignement. On est obligé de demander de l’aide… »
Lamine Camara pour GuineeConakry.info




















