EDUCATION: Démarrage du recensement biométrique des étudiants

Le vaste projet de réforme structurelle du secteur publique engagé par le gouvernement guinéen, ne pouvait pas ne pas toucher l’éducation qui se trouve être l’une des poches de corruption les plus importantes du pays. En premier lieu l’enseignement supérieur, où l’Etat guinéen engage chaque année 90 milliards de francs guinéens, simplement dans l’entretien des étudiants dans les établissements publics et privés. Pour ce faire, il a été question pour un début de faire l’état des lieux du nombre d’établissements publics, avant d’inventorier ceux privés dans lesquels l’état a affectés des boursiers... 16:02 7-2-2012

Tout récemment, on a procédé au lancement officiel de l’opération de recensement biométrique de l’ensemble des étudiants guinéens et étrangers vivant en Guinée. Cette opération devrait se solder par un assainissement définitif du fichier l’enseignement supérieur pour une gestion efficiente du programme académique, pour le plus grand bien du système éducatif…

En tout, on dénombre 16 institutions d’enseignement supérieur publiques dispatchées dans les quatre régions naturelles du pays et dans la zone spéciale de Conakry contre 34 établissements supérieurs privés dans lesquels ont été officiellement affectés 26.694 boursiers de l’Etat.

« Un nombre largement supérieur à l’effectif réellement présent dans ces établissements», révèle le ministre du contrôle économique, Aboubacar Sidiki Koulibaly qui s’engage à mettre de l’ordre dans nos universités. « Ce qui dénotent, de l’avis des inspecteurs commis à la tache que c’est l’Etat, ayant plus d’étudiants dans ces établissements, qui fait vivre ces universités». 

Un contrôle qui vaut bien son pesant d’or. Vu qu’au niveau des instituts et des universités où on s’évertuait à gonfler les chiffres pour engranger la plus grande part de la subvention étatique, dans le but de corrompre facilement certains cadres du département de l’enseignement supérieur, qui devenaient ainsi, leurs complices. 
Exactement comme ce qui se passe entre les chargés des ressources humaines dans les départements ministériels et les agents des ministères des finances.

Une sorte de réseau mafieux dont les maillons se retrouvent tout au long de la chaîne. Le retrait des étudiants décédés de la liste, ainsi que les déserteurs et autres fictifs permettra sans nul doute à l‘Etat guinéen d’économiser des montants importants, qu’on pourrait engager notamment dans la construction et l’équipement des établissements publics existants.

Un combat qui n’est pas gagné d’avance. Etant donné que les cadres qui ont semé le désordre dans cette situation sont encore les mêmes évoluant dans les structures du département de l’enseignement supérieur. 

Kerfalla Kourouma pour GuineeConakry.info.

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