ECONOMIE: Brazzaville discute du Régime Minier de l’Afrique

Une réunion ad‘ hoc d’experts d’experts d’Afrique Centrale se tient à Brazzaville, capitale de la République du Congo, du 13 au 14 décembre 2016. Ces acteurs et sachants de la sous-région planchent sur l’état d’avancement et les perspectives de la mise en œuvre de la Vision du Régime Minier de l’Afrique en Afrique Centrale. Sur la base des documents de travail soumis à leur appréciation ces experts africains, pendant deux jours, débattront des questions actuelles et émergentes de développement de l’Afrique Centrale.

Ces experts africains ont pour mission d’examiner le rapport de l’étude sur l’avancement et les perspectives de la mise en œuvre de la vision du régime minier de l’Afrique en Afrique Centrale, préparé par la Commission économique pour l’Afrique (CEA) en vue de faire des observations pour son amélioration.

Le document adopté par les Chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union Africaine devrait donc servir de cadre pour le développement et la transformation structurelle du continent basés sur les ressources minières » a précisé le directeur du bureau sous régional pour l’Afrique Centrale de la Commission économique pour l’Afrique, Antonio Pedro.

C’est donc l’occasion pour ces intelligences africaines de discuter des nombreux défis auxquels sont confrontés les pays africains pris individuellement et collectivement. C’est aussi un espace offert à la CEA pour prendre en compte les spécificités de la sous-région Afrique Centrale, dans le cadre de l’appui qu’elle apporte à formulation et la mise en œuvre des politiques et programmes de développement économique et social du continent et de son plaidoyer pour la défense et la prise en compte des priorités africaines au niveau international. 

De ces assises sont attendues des recommandations sur les voies et moyens de surmonter les contraintes à l’intégration des objectifs de la vision du Régime Minier de l’Afrique dans les politiques nationales et les cadres législatifs. 

La vision minière africaine a toute sa pertinence en cette période où les pays africains sont confrontés à une double transition d’abord une transition au niveau mondial, des objectifs du millénaire pour le développement au programme de développement durable à l’horizon 2030 des Nations Unies, ensuite une transition au niveau du NEPAD à l’agenda 2063 de l’Union Africaine. Ces deux programmes sont axés sur le renforcement des capacités de production et d’amélioration du rôle que doivent jouer les facteurs économiques et environnementaux. 

Il s’agit là pour le secteur minier de prendre part active au processus de diversification des économies africaines. Et le Représentant résident des agences du système des Nations Unies au Congo l’a fait observer en ces termes: " Il importe donc que l’Afrique Centrale utilise, également, les revenus tirés de l’exploitation de ses matières premières pour bâtir des économies résilientes et diversifiées.

Une plus-value devrait découler de ces assises de Brazzaville. Des conclusions qui permettre à l’Afrique, comme l’a souligné le Représentant résident du système de Nations Unies, de changer de paradigme. Autant dire que les pays africains, à la faveur de cette réunion, devraient passer de la situation des collecteurs passifs de taxes et dividendes à une approche leur permettant de privilégier l’utilisation des matières premières pour booster l’industrialisation et la transformation structurelle des économies africaines. « Ceci exige d’attirer des investisseurs alignés sur nos objectifs et nos ambitions visant à mieux lier l’industrie extractive aux autres secteurs de l’économie, ajouter de la valeur à nos produits et promouvoir le contenu local », pouvait ajouter le Représentant résident du système des Nations Unies.

La vision du régime minier de l’Afrique a été adoptée en février 2009, par les Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union Africaine. Elle a été élaborée pour servir de cadre pour le développement et la transformation structurelle du continent basés sur les ressources minières. Cette vision ambitionne de passer d’une politique d’extraction des minéraux et de partage des recettes à une politique basée sur une exploitation équitable et optimale des ressources minières en vue d’une croissance durable et d’un développement socio-économique.

 

MIATOLOKA Boryce Agapyth pour GCI

Correspondant particulier de GCI au Congo

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