ECOLOGIE : 7ème Forum sur le Green Business

Les travaux du 7ème forum international sur le Green Business sont rentrés dans la phase d’ateliers et tables rondes. L’une des tables rondes, le mercredi 18 mai 2016, dans un hôtel de la place de Pointe Noire ‘Congo Brazza), a mis en discussion les participants autour de la notion de l’innovation sous toutes ses formes, avec une interrogation à résoudre, à savoir : « De l’idée, à la commercialisation, quels sont les outils, méthodes et sources d’inspiration utiles pour un entrepreneur qui souhaite donner de la valeur à son offre, afin de se démarquer ? »

Les animateurs principaux de cette table ronde, deux chercheurs de Capités, filiale de l’université de Nantes, en France. Il s’agit de Jean Charles Cadiou et Anthony Cailleau.

La capacité d’innover et de nous adapter aux exigences des nouveaux produits constitue l’une des plus grandes forces. De ce point de vue, les deux conférenciers, en synergie, ont fait savoir qu’innover, en ce siècle de la rapidité, c’est développer des solutions de toutes formes pouvant permettre aux clients d’améliorer sa productivité, tout en répondant aux normes de qualité imposées par le cahier des charges. Dans ce dessein, l’entrepreneur, qui n’est pas forcément un chef d’entreprise, devrait se doter de processus et d’outils de contrôle évolués, afin d’obtenir des résultats convaincants coup sur coup.

Le développement des processus de fabrication fait partie d’un système d’amélioration continue, qui bénéficie de l’esprit d’innovation d’ingénieurs et de spécialistes provenant de différents horizons. Leurs efforts permettent de mettre en œuvre des processus uniques, grâce auxquels peuvent être créés des produits de qualité supérieure, qui contribuent à améliorer la productivité chez les clients.

Au moment où les voix se font entendre pour aller vers l’économie verte des solutions, afin de développer l’Afrique subsaharienne, les exposants ont mis à la disposition de l’auditoire des armes pour élargir le champ de l’innovation en Afrique, pour détecter et accompagner davantage de projets innovants, un nouveau référentiel de l’innovation. Celui-ci devrait être réalisé? avec la participation de nombreuses entreprises innovantes, ce référentiel, destine? a? appréhender l’innovation sous toutes ses formes, sera partage? avec l’ensemble des parties prenantes de l’écosystème entrepreneurial.

L'innovation n'est pas que technologique ! C'est le nouveau message que souhaitent faire passer ces deux conférenciers.  Aussi Jean Charles Cadiou et Anthony Cailleau, organisant cet échange d’idées sont parvenus à  la précision selon laquelle « L'innovation, nouvelle génération, pourrait faire intervenir six catégories d'innovation, ainsi détaillées : l'innovation de produit, de service et d'usage ; l'innovation de procédé et d'organisation ; l'innovation marketing et commerciale; l'innovation de modèle d'affaires ; l'innovation technologique et enfin l'innovation sociale. »

On ne reste pas leader sans innover, ni se remettre en question constamment. Il y a bien sûr l’innovation incrémentale continue indispensable pour progresser. Mais, dans un univers devenu disruptif, la grande force (on le sait depuis Darwin !) est cette capacité d’adaptation qui implique d’être ouvert sur le monde extérieur et à son écoute.

A l’évidence, un produit, a-t-on appris d’eux, c’est au moins une marque. En effet l’innovation, c’est aller chercher des sources d’inspiration sur le marché. Tout en appréhendant que la recherche n’est pas une transfusion du savoir, mais fondamentalement une imposition d’une dynamique, une synergie capable d’alimenter l’esprit des jeunes. Ce qui permettrait, à coup sûr, de former des schémas de pensée, avec comme valeur ajoutée, faire en sorte que les jeunes ne soient plus des réservoirs du savoir, mais des accompagnateurs du savoir par un état d’esprit positif.

L’innovation, à ce stade  doit rencontrer les besoins sociétaux. En ce sens qu’un entrepreneur n’est pas forcément un chef d’entreprise. Dans la survie de l’entreprise, il doit y avoir une synergie entre l’entrepreneur et le chef d’entreprise. De cette association pourra découler une vraie innovation, celle humaniste et durable, celle qui façonne la révolution du futur.

A la manière d’Ernest Renan, ont-ils poursuivi, qui stipulait que les véritables progrès ont toujours le souci du passé. C’est alors ils ont recommandé aux participants d’aller vers le management de l’innovation, qui consiste en une ouverture vers des réseaux. Puisqu’en ce 21ème siècle, il faut se hâter sans se précipiter, se joindre aux autres. Ainsi un chef d’entreprise est un visionnaire, c’est quelqu’un qui met un système de veille, de stabilité de l’entreprise.

Somme toute, dans cette démarche pour réussir, pouvaient-ils conclure, il faut oser, oser encore et innover, pour que l’innovation soit stable et durable.

MIATOLOKA Boryce Agapyth pour GCI

Correspondant particulier de GCI au Congo Brazzaville

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