
Pourvu que cela n'aille pas au-delà du premier trimestre. Car ce dernier, lui, est sacrifié à la politique.
Rappelons que c'est le 4 octobre dernier que les écoliers guinéens ont repris les chemins de leurs établissements respectifs. Dans un contexte socio-économique et politique des plus difficiles. Coûts des fournitures scolaires, délabrements des établissements, frais de scolarité élevés, morosité dans le camp des enseignants: les pesanteurs de l'ouverture des classes en Guinée. A cela est venu se greffer la panique consécutive aux violences politico-électorales.
Surtout, il ne faudra pas omettre que dans le cadre du scrutin du second tour, initialement prévu à la date du 24 octobre 2010, il avait été accordé un premier congé qui devait inclusivement allé du 23 octobre au 07 novembre. Mais depuis, la date du second tour a été reporté au 7 novembre. Les cours se sont alors poursuivis dans une joyeuse pagaille et dans une confusion à nulle autre pareille. Au point que le fait d'aller à l'école est actuellement volontaire. L'enfant décide d'aller ou non. Il présente son choix aux parents qui, de toute façon, n'ignorent pas les risques potentiels que les élèves prendraient en allant à l'école, dans un climat d'insécurité ambiant.
Mais à partir du 6 novembre prochain, les parents sont autorisés et sont même invités à garder les enfants à la maison. Ce sera ainsi jusqu'au lundi 22 novembre 2010. Les ministères de l'enseignement pré-universitaire et de l'enseignement technique et professionnel, l'ont clairement signifié dans un communiqué conjoint rendu public hier.
C'est un peu une mesure de prudence, que les responsables ont estimé nécessaire, en attendant la tenue du scrutin. Dans l'éventualité où le calme caractériserait le vote du dimanche, le vainqueur devrait alors se souvenir du sacrifice qu'il doit aux écoliers de ce pays.
Sacrifice ou plus exactement dette, qu'il devrait s'atteler à éponger aussitôt son investiture faite.
Pivi Bilivogui pour GuineeConakry.info




















