ECOLE: Les parents d’élèves rançonnés

Ces derniers temps, nombreux sont les parents d'élèves qui, malgré leurs moyens dérisoires, préfèrent envoyer leurs enfants dans des établissements privés d'enseignement. Ceci, pour éviter tout simplement de payer la rançon que les élèves et leurs parents doivent "honorer" dans les écoles publiques. Dans ces institutions, on compte, en moyenne, cent élèves par classe. Et le plus frustrant reste le laxisme qui caractérise la formation et l'administration...

Aussi curieux que cela puisse paraître, l’école publique se trouve affectée par une corruption qui n’ose pas dire son nom. Hélas!

 

Si l'on n’y prend garde, il ne serait pas exagéré de dire que l'éducation sera bientôt dominée par le privée en Guinée.

 

Cela est d’autant plus vrai que, pour envoyer de nos jours un enfant à l’école, les directions des écoles exigent le paiement du prix du table-banc fixé à 45.000 Fg. En plus, il faut payer, un montant de 5.000 fg au compte de la cotisation annuelle des APEAE (Association des parents d’élèves et amis de l’école.) Soit déjà 55.000 fg.

Alors que bien souvent, on affecte un table-banc à deux ou trois élèves dans chaque classe.

 

Les élèves qui ont passé l'examen d'entrée en 7ème année et ceux qui ont passé le BEPC doivent s'acquitter du même montant.

 

Le problème, c'est évidemment, l'usage que l'on fait du montant ainsicollecté. Puisqu’en prenant par exemple le Lycée Bonfi ou celui de Matam où existe cette pratique, on compte au moins quatre cents élèves entrant en septième année et autant en 11 ème année. Faites le calcul!

 

Question: que fait-on de ces montants? Etant donné que les tables-bancs dont il s’agit reviennent à l’école et nul ne part avec le sien à la maison après le cycle. Et, gare à celui qui envoie un table-banc à la place du montant demandé, il est simplement refoulé. C’est l’espèce glissante et trébuchante qui est demandée. Pas moins.

 

Pivi Bilivogui pour GuineeConakry.info

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