
Désormais, pour les candidats aux examens nationaux, le principe ‘’tolérance zéro’’ apparaît comme une véritable épée de Damoclès.
Une situation qu’une centaine d’élèves de 10ème année dans certains établissement de la commune de Dixinn trouvent inacceptable et qui l‘ont fait savoir par leurs encadreurs ce mercredi 04 décembre 2012, avant qu’il ne soit trop tard. A travers une marche pacifique qui les a conduits dans les locaux de Direction Communale de l’Education située à Kaporo.
Au collège de Ratoma par exemple, dans les différentes classes de 10 ème année, sur les 9 matières inscrites au programme, seules 7 voire 6 dans certains cas sont enseignées selon les salles. Ainsi, il n’est point rare de rencontrer des groupes pédagogiques qui pas n’ont suivi plus dix de séances de cours de français. Alors que d’autres n’ont pas rencontré leur professeur de biologie depuis le début de l’année!
A l’origine d’une telle crise, certains élèves ont rapporté que « c’est l’une des conséquences de la démission des contractuels, essentiellement des jeunes sortants d’université, qui exigent leur prise en charge dans le fichier général de la fonction publique avant la reprise du chemin de l’école ».
Selon nos informations, la situation est davantage compliquée dans le pays profond où il n’est point rare de voir des écoles primaires de six classes dirigées par un seul enseignant, et qui fait office de Directeur d’école. Alors que dans d’autres zones, il existe des collèges qui ne comptent que trois enseignants pour 4 groupes pédagogiques qui se partagent, comme ils le peuvent, les programmes d’enseignement.
C’est ainsi que le même enseignant peut se retrouver avec les programmes de français, de biologie et de mathématique, quand un autre enseigne l’histoire, la physique et l’instruction civique. Une sainte pagaille contre laquelle les autorités éducatives devraient trouver des solutions appropriées avant la fin de l’année scolaire. Pour ne pas faire du principe ‘’Tolérance zéro’’ un slogan creux, destiné à faire souffrir les apprenants qui ne sont en rien responsables du manque d’enseignants.
Kerfalla Kourouma pour GuineeConakry.info




















