
Beaucoup de personnalités ont accompli leur devoir sur l’esplanade du palais Sékhoutouréyah, en compagnie du chef de l’Etat. Y officiant la prière, le 1er imam de la mosquée Fayçal, Elhadj Mamadou Saliou Camara en a profité pour inviter les Guinéens à la cohésion et la solidarité, au-delà des différences ethniques.
Il leur demande en particulier de s’inspirer des 29 jours de pénitence qu’ils viennent de passer pour lutter contre la haine qui peut s’immiscer entre eux et leurs prochains. Haine qui, rappelle-t-il, peut être dictée par la jalousie liée à la fortune, à l’accès aux postes ou encore fondée sur les sentiments se rapportant à une personne.
Il a insisté sur le fait que selon lui, « la vie ici-bas est un compagnon infidèle qui vous délecte de tout ce qu’il vous a donné (richesses, prestiges), quand la mort s’approche; il en donne ensuite à quelqu’un d’autre. D’où, selon lui, la nécessité de ne jamais perdre de vue le caractère éphémère de la vie ici-bas » ;
« Aimons-nous les uns les autres », a-t-il notamment lancé. Car Le prophète a dit « Est au-dessus des autres fidèles celui qui cultive l’amour envers parents et voisins ».
A la fin de la prière, le premier ministre, Mohamed Saïd Fofana, se prêtant aux questions de la presse, a dit délivrer un message de concorde et d’unité pour que, dit-il « ensemble on puisse bâtir une société juste, une société prospère. Parce que c’est ce que le Chef de l’Etat espère pour la Guinée. C’est ce message que j’adresse à tous les Guinéens. Je souhaite que Dieu étende sa miséricorde sur tous les Guinéens. Que chacun trouve son bonheur. Que Dieu redonne la santé à ceux qui sont malades. Qu’il pourvoie à ceux qui sont dans l’indigence. Qu’il vienne en aide à ceux qui ont des problèmes qu’ils ne peuvent pas résoudre ».
Pour sa part, le secrétaire général aux Affaires religieuses, Elhadj Abdoulaye Diassy, se focalise sur l’unité entre les Guinéens. Selon lui, « La force de Dieu est avec la masse. La force de Dieu est dans l’union, dans la communauté. Si quelqu’un pense que, seul, il trouvera la solution à son problème, c’est qu’il se trompe. Donc, nous demandons à tous les Guinéens de s’unir entre eux. Ils n’ont qu’à essayer de se pardonner entre eux, ils n’ont qu’à essayer de se tolérer ».
Du côté de Nongo, en banlieue de Conakry, Elahdj Mansour Fadiga qui en était l’imam de circonstance, a également axé son sermon sur la paix, l’unité nationale et la réconciliation. Il a également évoqué l’épidémie d’Ebola. Avant d’inviter les populations à s’approprier les mesures préventives édictées par les instances sanitaires, il a estimé que l’épidémie est une forme de sanction divine en raison de pratiques déviantes dont se rendrait coupable la société guinéenne, dans son ensemble.
Enfin, sur l’esplanade de la cité C.B.K, à Matoto, l’imam a imploré le Seigneur pour que « les dirigeants aussi bien religieux que politiques soient sur le droit chemin ». Il dit également souhaité que ceux qui instillent le virus de la division entre les Guinéens soient « débarrassés de ce vilain caractère ».
Boubacar Sanso Barry pour GuineeConakry.info




















