EBOLA : La course aux remèdes

Au moment où les informations les plus alarmistes circulent à propos de l’épidémie Ebola, ainsi que de ses conséquences, quelques lueurs d’espoir commencent à poindre. Le salut pourrait venir de l’enjeu géopolitique et mercantile que certaines grandes puissances perçoivent dans la malheureuse circonstance qui affecte principalement l’Afrique de l’ouest. En effet, flairant l’occasion de marquer symboliquement le coup et, éventuellement, de réaliser de grands profits, les géants du monde sont lancés dans la quête effrénée du remède-miracle. Une course dont on commence à annoncer les résultats bénéfiques, ça et là.

Par les temps qui courent, les nouvelles en rapport avec l’épidémie à virus Ebola ne sont pas réjouissantes. Mettant en exergue la précarité des systèmes de santé des pays touchés, les experts des ONG s’accordent à dire que la maladie qui a déjà fait plus de 1550 morts, est en passe d’échapper à tout contrôle.

Récemment encore, c’est l’OMS elle-même, qui estimait à 20.000, le nombre de personnes potentiellement exposées à l’épidémie. Par ailleurs, pour ne rien arranger à tout cela, on annonce que l’isolement progressif des pays affectés est un facteur qui freine considérablement la gestion du mal. De même, le personnel soignant représenterait une part non négligeable des victimes. Dans la même veine, certains organismes mettent en garde contre une crise alimentaire consécutive à l’épidémie. Alors que le FMI et la Banque mondiale tablent sur un impact économique considérable d’Ebola.

Dans un contexte de tableau aussi sombre, toute perspective d’espoir est à célébrer. Même si on a conscience que la dimension strictement humanitaire n’est pas forcément la motivation première de ceux qui se battent aujourd’hui pour nous proposer des remèdes ou des vaccins. De cela, on parlera après. Pour le moment, les préoccupations essentielles des pays touchés et de leurs populations, c’est de savoir si le vaccin annoncé par les Russes a effectivement l’efficacité que ses auteurs lui attribuent.

Pour eux, c’est d’autant plus important que le Zmapp américain s’est révélé en quantité insuffisante. Bien qu’on annonce de nouvelles doses pour très prochainement. Contraints à une saignée financière sans précédent, les pays victimes pourraient aussi manifester de l’intérêt pour le procédé de test rapide que propose le Japon. Outre la rapidité du diagnostic qui pourrait se révéler déterminante, le procédé nippon aurait également l’avantage d’être moins onéreux. Cette dernière singularité est, pour les concepteurs, un atout de taille.

Ces services qui ont la particularité d’être tous expérimentaux demeurent les maigres sources d’espoir pour les populations victimes d’Ebola. Mais vu la vulnérabilité aussi bien physique que psychologique dans laquelle se trouvent les patients potentiels et réels, ils prendront tout ce qu’on leur propose.         

Boubacar Sanso BARRY pour GuineeConakry.info

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