EBOLA EN GUINEE : Surtout, ne pas paniquer...

En dépit des efforts que le gouvernement déploie pour rassurer les populations, la panique est de plus en plus perceptible. L'annonce de l'évolution continue de la maladie dans la capitale guinéenne notamment, y est pour quelque chose. Même si la région de la forêt demeure toujours le principal foyer du virus.

Les effets psychologiques de l'épidémie du virus commencent désormais à se sentir dans les comportements des populations guinéennes. La frontière guinéo-sénégalaise fermée, le concert de Youssou Ndour et l'Assemblée générale de l'UFDG annulés, les boîtes de nuit Conakry et autres espaces culturels de la capitale guinéenne peu fréquentés en ce week-end,...la liste des dommages collatéraux du virus s'allonge.

Certes, bien avant, l'UFR de Sidya Touré avait été la première à surseoir à son Assemblée générale, mais il est certain que le dernier communiqué publié par les autorités relativement au bilan de l'épidémie est de quelque chose dans cet accès brusque de prudence.

En apprenant que le foudroyant virus a désormais emporté 70 des 111 personnes qu'il a touchées, et que Conakry en est à 8 cas, dont un mortel, les populations réalisent subitement le danger potentiel qui les guette. Leur crainte étant décuplée par le fait que le mal n'a ni remède, ni vaccin. Et que par ailleurs, son mode de transmission, tel qu'illustré par le cas de la victime de Conakry, n'a rien de rassurant non plus.

Il en résulte que chacun pense subitement aux précautions qu'il faut avoir pour éviter la faucheuse d'Ebola. Surtout que les médias internationaux faisant leurs Une dessus, les différentes chancelleries multiplient les consignes alarmistes. Conséquence, les différentes réunions ou autres rencontres, plus ou moins publiques, sont systématiquement annulées.
Personne ne voulant se frotter à quelqu'un qui aurait attrapé le dangereux
virus. Du coup, Conakry pourrait vivre un de ces plus moroses week-ends.

Pourtant, à en croire les autorités, toute cette panique n'est pas justifiée. Dans la mesure où, avec le concours des partenaires bi et multilatéraux, des efforts sont consentis pour circonscrire et inverser la tendance évolutive de la maladie. C'est ainsi que dans la soirée du vendredi, le ministère de la santé a fait une communication, dans laquelle il a indiqué que les huit personnes dont l'examen s'est révélé positifs à Conakry ne sont que des membres de la famille et le personnel soignant qui s'était occupé de la victime évacuée à Dinguiraye pour son inhumation.

De cette même communication, il résulte que globalement que la zone forestière
en général et la ville de Guéckédou en particulier demeurent les principaux foyers de la maladie. C'est dire que par rapport aux données de départ, la tendance demeure globalement la même. Encore qu'il est surtout souhaitable qu'elle soit enfin inversée.

GCI suit pour vous.

Boubacar Sanso Barry pour GuineeConakry.info

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