EBOLA, UN AN APRES : la crise Ebola n’est pas encore terminée, malgré une tendance positive

Plan International met en garde et dit que la crise Ebola n’est pas finie même si les pays affectés tendent vers le cas zéro.

Depuis le 23 mars 2014, plus de 24 000 personnes ont été infectées par le virus en Guinée, Sierra Léone et au Libéria et plus de 10 000 personnes sont mortes suites à la maladie. Même si le Liberia a enregistré un nouveau cas très récemment  après un mois de répit, de grands progrès ont été faits ces derniers mois.  

La Sierra Léone annonce le confinement de près de 2,5 millions de personnes qui durera du 27 au 29 mars pour éviter de nouvelles contaminations. Les pays frontaliers restent vulnérables tant que ce n’est pas fini en Guinée, en Sierra Leone et au Libéria. Il est important que les bonnes habitudes d’hygiène et la vigilance soient maintenues. 

« Il faut dire que l’ampleur de cette crise a souvent fait oublier le cas particulier des enfants dans cette situation chaotique. Pourtant le patient zéro en Guinée avait tout juste deux ans. Depuis, des centaines d’enfants sont morts. Il est primordial qu’une aide conséquente leur soit apportée pour leur permettre de redémarrer une nouvelle vie » affirme Adama Coulibaly, Directeur Régional de Plan International pour l’Afrique de l’Ouest.  

Aujourd’hui, on estime à 16 000, le nombre d’enfants affectés directement par l’épidémie (soit victimes ou ayant perdu un des deux parents). Des enfants ont été séparés de leur tuteurs ou abandonnés parce que malades à un moment donné. Certaines familles élargies sont réticentes à prendre en charge les enfants guéris ou orphelins de parents morts de la maladie.  

 Le dernier rapport de l’organisation Plan International intitulé Ebola : Au-delà de la crise sanitaire, qui traite des impacts de la crise Ebola sur les enfants, révèle que beaucoup d’entre eux sont devenus « chefs de famille » et se débrouillent au quotidien pour subvenir au besoin de leurs petits frères et petites sœurs : pour eux aussi, le chemin de l’école est pavé d’obstacles. Pour les filles, d’autres risques sont encourus, tels que le mariage et/ou les grossesses précoces.  

Selon Berenger Berehoudougou, Responsable Régional de Plan pour la réponse aux catastrophes en Afrique de l’Ouest, « remettre sur pied des structures de santé et de protection pour les enfants, redémarrer l’éduction des enfants, reconstruire les communautés qui ont été déchirées par la peur et la stigmatisation à cause de Ebola, est urgent et prendra du temps. Des ressources humaines et financières énormes seront nécessaires pour juguler les effets de cette crise multiforme et aux impacts insidieux ». 

Plan International appelle à observer une minute de silence en souvenir aux plus de 10 000 victimes d’Ebola et en soutien aux pays affectés, ce 23 mars. « Nous demandons à tous les acteurs de s’accorder sur une bonne stratégie post-Ebola pour une meilleure protection des enfants et des actions visant à réduire les risques physiques et émotionnels pour éviter que leur avenir soit menacé, et par ricochet celui des nations affectées,» a conclu Monsieur Coulibaly. 

Source : www.plan-international.org 

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