

Pour le haut commandement de la gendarmerie, il était question de faire son mea culpa. Démarche symboliquement salutaire..
Ce n’est pas tous les jours qu’entre gendarmes guinéens et professionnels des médias de ce pays, le courant passe. Et c’est pourquoi la cérémonie de ce vendredi au CNC avait quelque chose particulier. Parce que, pour une fois, la gendarmerie et les journalistes voyaient dans la même direction.
En effet, la rencontre avait été organisée à la demande du haut commissariat de la gendarmerie nationale. Après le tollé que l’agression de Kounkou Mara avait suscité, les plus hautes autorités de la gendarmerie nationale avaient manifestement à cœur de présenter leurs excuses. Par ailleurs, elles tenaient visiblement à le faire de manière publique.
C’est ainsi que dans discours de circonstance, le commandant Barry, porte-parole de la gendarmerie nationale a déclaré : « La gendarmerie nationale reconnaît le tort commis par ses agents ». Conséquence, a-t-il poursuivi : « Le haut commandement de la gendarmerie est venu présenter ses excuses à Kounkou Mara ainsi qu’à l’ensemble des journalistes guinéens ». Pour ce qui est de la suite qui sera réservée aux agents fautifs, le commandant Barry a indiqué que : « Des instructions fermes ont été données pour que les éléments mis en cause soient immédiatement mis à la disposition de la direction des investigations judiciaires pour des fins d’enquêtes ».
Servant plutôt à la fois de médiatrice et de facilitatrice entre les deux parties, la présidente du CNC a dit à l’intention de la gendarmerie toute sa joie par rapport à la démarche qui a consisté à venir jusque dans les locaux de son institution pour reconnaître un tort à l’encontre de notre consœur. A la victime et à tous ces collègues réunis pour la circonstance, Madame Martine Condé a demandé de « passer l’éponge ».
Doléance plutôt acceptée par Kounkou Mara qui, prenant la parole, a précisé que ce n’est pas à elle de pardonner, mais que l’agression dont elle a été la victime est une agression faite à l’ensemble de corporation. Pour elle, c’est donc à tous les journalistes guinéens de pardonner.
Ce que ces derniers ont fait en déclarant en chœur : « on a pardonné ! ».
Boubacar Sanso Barry pour GuineeConakry.info




















