
La cérémonie qui s’est déroulée dans la salle du 28 septembre du Palais du peuple, a connu la présence effective de plus d’une centaine d’enfants, venus expressément de l’école primaire de Tombo, conduits par les membres du Parlement des enfants de Guinée, présidé par la dynamique demoiselle, Hadja Idrissa Bah. Les festivités sobres mais très solennelles ont duré près d’une heure et ont gravité autour du programme suivant : intervention de Madame la ministre de l’Action sociale et de la promotion de la femme et de l’enfant ; plaidoyer des enfants de Guinée ; allocution du Représentant de l’UNICEF ; discours du Premier ministre et du Président de l’Assemblée nationale.
Chacune de ces prises de parole a été un grand moment de reconnaissance explicite des Droits de l’Enfant, en ce 27 ème anniversaire et la promesse de faire plus pour répondre à ce que Madame Sanaba Kaba, la ministre de l’Action sociale a appelé « les exigences insistantes des enfants qui ont atteint l’âge de raison »; tandis que le premier ministre Youla promettait d’engager son gouvernement à mieux faire pour les enfants et à « inscrire leurs préoccupations dans les prioritaires budgétaires de l’Etat guinéen », profitant même de la session budgétaire en cours de l’Assemblée nationale, pour que le prochain programme national de développement en tienne largement compte.
La présidente du Parlement des Enfants de Guinée a vraiment saisi cette exceptionnelle occasion, où étaient réunies autour de la même table, les autorités législatives et exécutives nationales, pour présenter leur plaquette de revendications, sous forme de dépliant. Reconnaissant les acquis comme par exemple, elle salue : « la volonté politique manifeste du gouvernement qui s’est traduite par la consécration du mois de Juin comme ‘’le Mois de l’Enfant Guinéen’’ ou encore par « la mise en place en place du Parlement des Enfants ». Cependant la présidente Hadja Idrissa Bah, n’a point manqué de stigmatiser « les violences physiques et morales que subissent encore nos petites sœurs comme l’excision, les viols, les mariages précoces et autres»; elle a aussi dénoncé le fait que 42% des enfants guinéens étaient sans acte de naissance ! Applaudie par ses camarades et tous les participants, elle s’est aussi adressée aux députés, aux partenaires techniques et financiers, sans oublier le secteur privé, invitant chaque corps à mettre les enfants au cœur de leurs activités, par la mise en œuvre de projets innovants.
Le président de l’Assemblée nationale, après avoir donné des conseils pratiques aux enfants députés, les a félicités pour « l’exemple combien louable qu’ils donnaient à leurs aînés par la parité filles-garçons qu’ils pratiquent à merveille dans leur bureau, ce qui est encore loin d’être le cas à l’Assemblée nationale.» Il a aussi promis d’appuyer au niveau de son institution, toutes les questions relatives aux conditions des enfants, afin que le ministère en charge de l’enfance connaisse un accroissement conséquent de son budget.
M. Marc Rubin, le Représentant de l’UNICEF en Guinée a placé son allocution dans l’esprit de la commémoration ici, en Guinée, ou ailleurs dans le monde, comme une manière de marquer « l’engagement de l’humanité à reconnaître les mêmes droits aux enfants que ceux inscrits dans la déclaration universelle des Droits de l'Homme, comme la liberté d'expression ou la liberté de pensée ». Autant de droits qui doivent devenir progressivement des évidences en Guinée. La Guinée, un pays qui a signé et ratifié la CDE depuis 1990, a obligation de respecter ses engagements internationaux. Pour que tous ces droits « deviennent progressivement des évidences en Guinée. La Guinée, un pays qui a signé et ratifié la CDE depuis 1990, a obligation de respecter ses engagements internationaux. »
Comme l’écrit Anthony Lake, le Directeur Exécutif de l’UNICEF à l’occasion de la Journée internationale de la Convention sur les Droits de l’Enfant: « Ces enfants sont les futurs dirigeants de leur société. Les futurs moteurs de leur économie nationale. Les futurs parents et protecteurs de la génération à venir. Lorsque nous protégeons leurs droits, nous ne prévenons pas seulement leur souffrance, nous ne préservons pas seulement leur vie. Nous protégeons aussi notre avenir commun. »
Justin MOREL Junior pour GCI




















