
Le mouvement de foule est survenu à l’intersection des rues 204 et 223, entre Mina et le site de Jamarat, où les pèlerins se doivent de jeter 49 ou 70 petits cailloux sur trois stèles représentant Satan. C’est la collision entre deux véritables marées humaines de fidèles dans la vallée de Mina, la première quittant l’une des stèles, la seconde arrivant en sens inverse, qui a provoqué l’hécatombe.
Les responsabilités
Riyad a ordonné l’ouverture immédiate d’une enquête pour déterminer la cause du drame qui représente le second en l’espace de quelques jours, après celui qui a couté la vie à 109 personnes, après la chute d’une grue le 11 septembre dernier. Les autorités saoudiennes en charge du pèlerinage ont d’ores et déjà rejeté toute responsabilité dans ce drame, le mettant au compte du manque de discipline des pèlerins.
«S’ils avaient suivi les instructions, on aurait pu éviter cela. De nombreux pèlerins se mettent en mouvement, sans respecter les horaires fixés par les responsables de la gestion des rites du hadj. C’est la raison principale de ce genre d’accident», a commenté le ministre de la Santé, Khaled al-Faleh, à la chaîne de télévision Al-Ekhbariya, après s’être rendu à Mina. Quant au porte-parole du ministère de l’Intérieur, le général Mansour al-Turki, il estime que la grande chaleur et l’état de fatigue des pèlerins ont contribué au nombre important de victime.
Téhéran accuse Riyad
C’est dans ce contexte que Téhéran, qui a enregistré 90 victimes et ne naviguant pas sur la même longueur d’onde que Riyad, a accusé le royaume saoudien d’être responsable de ce drame.
Le hadjj sur les lieux saints de l’islam, a constamment été un défi logistique et sécuritaire permanant pour les autorités saoudiennes (environs trois millions de fidèles cette année), qui été endeuillé à maintes reprises au cours de ces trente dernières années.
Pivi BILIVOGUI pour GCI
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