
Notre interlocuteur n’indique pas le nombre de filles ayant été violées, mais il est catégorique sur le fait qu’il y en aurait eu. Les gens auraient profité de l’espèce de pagaille qui a résulté de la bousculade et du climat de panique dans lequel certaines spectatrices étaient plongées pour se livrer à leur forfaiture ! Notre confrère dit tirer cette information de sources dignes de foi. Ainsi trois individus auraient été interpellés à propos.
Pour ce qui est du drame, il pense qu’il y a eu « une mauvaise organisation ». D’autant plus qu’en réalité, selon lui, la plage de Rogbane qu’il assimile « à une prison n’ayant qu’une seule issue, n’est pas indiquée pour accueillir le monde qui était venu ». Mais au-delà de ces questions, il flétrit l’espèce de pagaille qui règne dans le monde du Show biz en Guinée. Selon lui, « chacun fait ce que bon lui semble ».
Sur l’information selon laquelle, Contact Evolution (la structure que pilote Siaka Kebé, frère de Malick Kebé) serait co-organisatrice de l’événement, il pense qu’officiellement ce n’est pas vrai. « Seule la maison ‘’Mœurs Libre Prod’’ était organisatrice’’ », affirme-t-il. Concédant que les deux agences sont très d’accord, il pense que l’implication de Contact Evolution pourrait se justifier que par le fait qu’Instinct Killers, un des groupes qui étaient programmés, est de son écurie.
Maitrisant les procédures en matière d’organisation de spectacles du genre de celui qui était programmé hier, Ali Leno précise qu’en pareille circonstance, on s’adresse en tout premier lieu à l’Agence guinéenne des spectacles (AGS), avec une demande comportant notamment la date et le site retenus. C’est après que cette agence délivre une autorisation, après que l’organisateur se soit acquitté du Foscal, une sorte de caution forfaitaire fixée à 500.000 GNF. Il revient ensuite à l’organisateur de prendre une assurance-police. Il est également de son ressort de prendre en charge toutes les questions en rapport avec le volet sécuritaire. Du coup, lui pense qu’il n’y a rien de surprenant dans le fait que le président de la délégation spéciale de la commune de Ratoma ait déclaré qu’il n’était pas informé. Selon notre confrère, c’est là la « conséquence de la non décentralisation des services de la culture et des arts ».
GCI suit pour vous.
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