DOULEUREUX EVENEMENTS DE JANVIER 2007 : La FIFDH et l’OGDH veulent un procès

A l’occasion du 9ème anniversaire de la répression sanglante des manifestations organisées par les centrales syndicales guinéennes en janvier et février 2007 , la FIDH et l’OGDH , à l’origine de la procédure judicaire en cours, et constituées en parties civiles aux côtés des victimes qu’elles représentent, saluent l’accélération des enquêtes qui pourraient déboucher au cours des prochains mois sur l’inculpation d’individus qui occupaient , à l’époque des faits des postes clés au sein du gouvernement de l’armée ou de la police’’, a déclaré le président de l’Organisation Guinéenne de Défense des Droits de l’Homme et de la Citoyennété (OGDH), Abdoul Gadiri Diallo.

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C’est lors d’une conférence de presse qu’il a animée ce jeudi , 21 janvier 2016 à la Maison de la presse sise à Coléah qu’il a tenu ces propos. L’objectif est pour l’OGDH et la FIDH  est de faire entendre à la presse nationale et internationale le point de ‘’ La procédure judiciare des événements de 2007’’.

 

D’entrée de jeu, le président de l’Organisation Guinéenne de Défense des Droits de l’Homme et de la Citoyenneté (OGDH), Abdoul Gadiri Diallo a également indiqué que le 10 janvier 2007, les centrales syndicales guinéennes suivies des forces vives regroupées au sein des organisations de la société civiles, des organisations professionnelles, avaient lancé une grêve générale pour protester  contre l’interférence de l’exécutif dans les affaires judiciaires, la cherté de la vie, la mauvaise gouvernance et le manque de démocratie  qui caractérisaient le régime  du général Lansana Conté. 

 

‘’ Le 22 janvier en plein cœur de Conakry, des bérets rouges de la garde présidentielle accompagnés par des éléments  des forces de l’ordre ouvraient le feu  sur des civils  qui manifestaient pacifiquement, faisant des dizaines de morts et des centaines de blessés. La répression allait se poursuivre jusqu’à la mi-février  dans les principales villes du pays, causant la mort de plusieurs centaines de personnes, des milliers de blessés et des dégâts matériels considérables’’, a affirmé le président de l’OGDH.

Le conférencier a ensuite noté que pendant plusieurs années, ces graves violations des droits de l’Homme, n’ont fait l’objet d’aucune enquête judiciaire. Selon lui, c’est en mai 2012  que l’OGDH et la FIDH ont décidé de porter plainte  et de se constituer en parties civiles aux côtés des victimes.

Sur la même lancée,  Abdoul Gadiri Diallo a signalé  que cette plainte a donné lieu à l’ouverture d’une information judiciaire,  qui a connu au cours des derniers mois des développements  considérables, puisque selon lui, plusieurs personnes ont été mises en cause par des victimes, représentées par les avocats de l’OGDH et de la FIDH, et pourraient être inculpées au cours des prochains mois.

Au finish, le président de la structure guinéenne des droits de l’Homme a dit  que compte tenu de l’ampleur et de la complexité  du dossier, un important travail reste encore à mener par la justice guinéenne, pour rendre possible l’audition des victimes et témoins  sur l’ensemble  du territoire.

Momo SOUMAH pour GCI

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