DIECKE : Les zones d’ombre de la crise

Sur les événements de Diécké, les informations sont aussi nombreuses que contradictoires. Qu’il s’agisse du bilan des manifestations ou de la part de responsabilité des forces de l’ordre dans la répression, les sources d’informations sont divergentes. Imprécision et approximation sont les caractéristiques principales des informations sur les événements récents de Diécké. Elles portent tout d’abord sur le bilan que le Conseil national des organisations de la société civile de Guinée (CNOSCG) estime à de « nombreuses victimes civiles », à l’issue de la déclaration que son président, Dansa Kourouma, a rendue publique dans la journée du jeudi 26 mars.

Pendant ce temps, le préfet de Yomou, Jean Smith Sandy, le situe à deux morts dont un par accident de circulation. Pour sa part, le sous-préfet de Diécké, Ibrahima Koné, dément tout décès. Joint au téléphone, Michel Sonomy, porte-parole de la jeunesse de Diécké, lui, parle d’un bilan se situant à entre « quatre et cinq morts ».

 

Sur la part de responsabilité des forces de l’ordre, les avis sont également partagés. Au niveau de la société civile déjà, le ton n’est pas très confiant quand elle affirme que « les forces de l’ordre auraient fait usage des armes de guerre ».Plus précis, un citoyen de Diécké incrimine directement les forces de l’ordre au point de leur attribuer la responsabilité des décès survenus. De son côté, le préfet reconnaît subtilement avoir ordonné l’intervention des forces de l’ordre. Toutefois, il précise que c’était uniquement pour préserver l’usine de la SOGUIPAH du vandalisme.

Boubacar Sanso Barry pour GuineeConakry.info

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