
L’opposition accuse la mouvance de blocage systématique, dans les débats autour des points inscrits à l’ordre du jour des séances du dialogue, pointant du doigt une certaine attitude d’arrogance, voir un mépris à l’égard des opposants, pour les propositions et les tentatives de solutions avancées par ces derniers.
Du fait qu’il n’ y a eu aucun accord ni consensus sur aucun des thèmes abordés par les acteurs, selon le porte-parole des opposants, ils ont décidé tout simplement de se retirer ; en attendant, toujours selon lui, que ‘’la mouvance montre des signaux forts et consistants’’ de la volonté de la mouvance présidentielle d’aller à un vrai dialogue.
Quant à Damaro de la mouvance, il a déclaré que leur volonté, c’est d’avoir des élections transparentes et un fichier crédible. « Nous attendions que tout soit fini, nous allons nous prononcer. Aujourd’hui, ils sont venus avec une autre revendication. Nous sommes à moins de cent jours de l’élection présidentielle, ils demandent qu’on fasse les élections le 30 août et aujourd’hui, ils demandent qu’on reforme la CENI, qu’on change les commissaires de la CENI. Bon finalement, on ne sait pas ce que nos frères de l’opposition veulent ! » a-t-il laissé entendre.
La question de la recomposition de la Ceni aura été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. D’un côté l’opposition y est favorable et l’exige même, avec des séries de propositions à l’appui, notamment la reforme ou la recomposition de la Ceni, de l’autre la mouvance qui estime que si reforme, il devait y avoir elle se fera à l’Assemblée nationale or, l’opposition n’y siège plus depuis un certain temps.
Mais le ministre de la justice, garde des sceaux, malgré cette annonce de retrait de l’opposition, estime qu’il n’est pas tard pour mieux faire, n’étant pas parvenu à concilier les points de vue des protagonistes, il mise désormais sur la communauté internationale, qu’il espère pouvoir décrisper la situation, en insistant sur le fait que le dialogue est irrémédiable, un passage obligé.
Si les consultations entamées par le facilitateur du dialogue inter-guinéen, Mohamed Ibn Chambas portent fruit et permet de ramener les opposants à la table des négociations, le dialogue devrait reprendre lundi dans l’après-midi, comme l’a annoncé le ministre de la justice.
Dans le cas échéant, c’est la rupture et une accentuation de la crise.
Mamadou Aliou DIALLO pour GCI
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