DIALOGUE GUINEEN : Début des pourparlers entre pouvoir et opposition

Jeudi 18 juin, comme annoncé il y a quelques jours, le dialogue politique a démarré au Palais du peuple entre la mouvance présidentielle et l’opposition, dans le but de trouver une issue à l’impasse politique actuelle. Sous le pilotage de proximité de l'Envoyé special de la communauté internationale, le ghanaen Mohammed Ibn Chambas, les choses commencent dans la contradiction et pas encore le consensus...

Le principal point d’achoppement se situe au niveau de l’établissement du chronogramme reportant les élections communales pour l’année prochaine, c’est-à-dire après la présidentielle d’octobre. Au sortir de la première journée d’hier, les acteurs des deux bords se sont prononcés sur l’état des négociations en cours.

Pour le président du groupe parlementaire du RPG arc-en-ciel,  il n’est pas question d’une quelconque annulation de chronogramme : « On ne peut ni annuler le chronogramme, ni demander à une institution de l’annuler. Ce qui était possible pendant la transition n’est plus possible aujourd’hui, l’opposition voit tout sur l’angle politique, alors qu’il y a des aspects qui sont techniques  » s’est exprimé l’honorable Amadou Damaro Camara.

Quant au-porte-parole de l’opposition guinéenne Aboubacar Sylla, cette première journée, à l’en croire, n’a pu dissoudre les divergences ni concilier les positions : « Les discussions ont porté sur la levée de notre préalable, qui est en effet devenu une question préjudicielle liée à l’annulation du chronogramme électoral concernant les communales. Nous avons dit qu’il faut que cette question soit résolue avant qu’on ne passe à l’examen des questions de fond. Donc, nous avons eu de longs débats houleux mais aucun consensus ne s’est dégagé au terme de quatre heures de discussions. Nous avons préféré levé la séance aujourd’hui pour reprendre demain à 10 heures »  a-t-il déclaré de son côté.

Pour lui, il y avait beaucoup de passion et de rigidité,  Il formule cependant  l’espoir que les choses évoluent avec la communauté internationale et la société civile :  « J’espère que les uns et les autres vont comprendre,  Il faut mettre en avant l’intérêt national et savoir que l’arrogance ne sert à rien. Toutes nos revendications sont adossées à la loi et  la constitution. Nous n’avons jamais appelé à la violation de la loi. Ce sont plutôt le gouvernement et la CENI qui violent la loi. C’est pour cette raison que ce dialogue est rendu nécessaire. »  C’est dire dans quel état d’esprit se déroulent les débats.

Pour rappel  les discussions sont sensées porter sur,  entre autres, le renforcement des capacités de la CENI, la tenue des élections locales avant la présidentielle et le fichier électoral.

Mamadou Aliou DIALLO pour GCI

2015-GuineeConakry.Info

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