
Cette rencontre avec les professionnels de la communication a été une opportunité pour les membres de ladite ONG, pour présenter le rapport de leur enquête axée sur le traitement des gardes-à- vue dans les différents commissariats des cinq communes de la capitale guinéenne.
Le président de (AJPED), Augustin Mansaré a également indiqué que le procureur de la République peut accorder l’autorisation de prolonger la garde-à-vue d’un nouveau délai de quarante-huit heures; à l’issue duquel , les personnes ainsi, retenues devront être immédiatement conduites devant lui. ‘’ Si cette disposition du Code de Procédure Pénale semble tout mettre en œuvre pour le respect des droits en matière de garde-à-vue, la pratique est rassurante’’, a-t-il poursuivi.
Le conférencier a aussi mentionné que les commissariats urbains généralement enquêtés par leur équipe, sont dans les états extrêmement piteux. Selon lui, lors de leur passage au commissariat de Kaloum précisément dans le quartier ‘’ Kouléwondy ‘’, il n’ y avait que trois gardes-à-vue pour vol, deux pour coups et blessures, l’un était arrêté depuis plus de 48 heures , c’est-à-dire hors du délai légal.
Evoquant le traitement des gardes-à-vue dans les commissariats de la commune de Dixinn notamment, le commissariat spécial de Dixinn terrasse, central de Bellevue, de Dixinn Bora et de Camayenne, le président de l’AJPED a affirmé qu’il y a une violation flagrante des droits de l’’homme dans la mesure, où il n’existe pas des toilettes propres et de soins médicaux appropriés pour ces gardes-à-vue.
‘’ Dans ces commissariats de Dixinn, nous avons interrogé trois gardes-à-vue, il y avait deux cas de vol et un cas de coups et blessures. Deux avaient dépassé le délai légal de gardes-à-vue’’, a-t-il dit.
Léon Kolié pour GCI
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