
Un entraineur expatrié comme Robert Nouzaret coûte en moyenne 20.000 dollars par mois. Sans compter les suppléants qu’il traîne derrière. Entre trois et quatre… Alors que les joueurs guinéens ont eu droit à des montants pas du tout ordinaires de 30.000 dollars US (s’il vous plaît!) et, par personne à la fin du premier tour.
Il est important de ne pas traduire ce montant pour le Guinéen moyen, au risque de l’insister à descendre dans la rue. Car 1 dollar US contre 4300 Gnf, faites le calcul! Parce qu’il n’est tout simplement exagéré de conclure que 10 guinéens sur cent n’ont pas ce montant durant toute leur vie de fonctionnaires!!
Alors que l’entraineur expatrié est capable de payer par mois et dans son salaire tous les membres du gouvernement réunis. Un ministre guinéen touchant environ 2.500.000 Gnf, environ 500 Usd. D’où la nécessité de faire, tout au moins, comme le Sénégal le souhaite, organiser les journées réflexions sur le sport en général et le football en particulier dans notre pays.
Nouzaret doit être remercié après cette déculottée du Syli National. Patrice Neveu avait beaucoup mieux fait!
Pour ce faire, il va falloir penser au financement du football à la base, en particulier le championnat national, pour qu’on puisse y tirer l’essentiel de la composition de l’équipe nationale. Au delà de tout cela, il y a le fait qu’il se pose une réelle question d’embauche d’un entraineur expatrié qui va présenter une équipe pour ramasser cinq buts en quarts de finale.
Certains spécialistes n’hésitent plus à parler ouvertement de solution interne, qui n’a rien de nationaliste.
Par exemple, la formation des anciens comme Papa Camara, Petit Sory ou encore Titi Camara, Cherif Souleymane, Bangaly Camara, en France, au Brésil, en Italie et Allemagne, pourrait être financée au bout d’un temps déterminé, pour sortir le pays de cette terrible dépendance pour le coaching.
Au bout de deux ans trois ans ou certainement un peu moins, il est vrai que l’on pourrait avoir des entraineurs nationaux de qualité. A la longue en quantité aussi.
Karifa Keita pour GuineeConakry.info




















