
La ville ne profite visiblement de sa position stratégique pour développer des activités commerçantes dynamiques et se faire de la richesse. Située au bord oriental du plateau de Fouta Djallon, près de la branche de Bouka, du fleuve de Tinkisso, cette préfecture a un grand potentiel à valoriser.
Dabola, qui n'est pas loin de l'axe Conakry-Kankan, sur l'intersection des routes de Mamou, de Kouroussa, et de Faranah, Dabola pourrait être un centre marchand important avec le riz, les arachides, le mil, les bovins, ovins et caprins qu'elle produit.
Comment cette préfecture de 5.508 km.² et dont la population est estimée à quelque 120.000 âmes, peut se laisser aller ainsi. En tout cas, le spectacle qu'offre le centre ville sous le mont Syncery est déboussolant.
L'exemple le plus criard est celui du bâtiment principal devant abriter l'autorité préfectorale. Décoiffé depuis quatre ans par une violente tornade, il est aujourd'hui, comme en ruine, et les autorités, en attendant se sont trouvé un coin pour s'abriter, oubliant tout simplement où elles devraient être.
Dans les rues, quelques ''kaddafistes'', vendeurs de carburant à la sauvette (en litres,svp!), servent les quelques motos de la ville, qui vont joyeusement la polluer après. Dommage pour Dabola. Un sursaut s'impose.
Ibrahima Diawara




















