CULTURE: Pour plus de professionnalisme chez les promoteurs et mécènes

Le vendredi 9 décembre 2011, la salle de conférence "Taïbou Diallo" du Musée national de Sandervalia a abrité la cérémonie de clôture d’un atelier de formation d’une semaine, dont le thème portait sur l’organisation et la gestion des spectacles culturels. Coïncidant avec le séjour en Guinée d’une mission du Fonds de Garantie des Industries culturelles (FGIC) de l’Afrique de l’Ouest, l’atelier a regroupé une cinquantaine de participants composés d’opérateurs culturels et de banquiers notamment. Globalement, il était question que les opérateurs culturels soient outillés quant à la conception et à la gestion d’un projet culturel bancable. Pour les banquiers, l’atelier devait être mis à profit en vue d’une sensibilisation vis-à-vis des opportunités d’investissement qu’il y a dans le monde de la culture... 20:48 11-12-2011

Ce sont Mohamed Diallo et Lotère Gomis, experts de la Banque d’investissement et de développement de la CEDEAO (BIDC) qui ont assuré la formation. Il faut dire que c’est cet établissement financier sous-régional en partenariat avec l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) qui a initié le Fonds de garantie des industries culturelles (FGIC). L’idée de fond de ce mécanisme est de contribuer à la formalisation et à la professionnalisation des événements culturels. C’est donc dans cet ordre d’idées que l’atelier en question a été initié par le ministère guinéen de la culture et du patrimoine historique, par le biais de l’Agence guinéenne des spectacles.

A la cérémonie de clôture, le secrétaire général du ministère de la culture et du patrimoine historique, Issa Condé, a dit toute sa satisfaction. Il a paru particulièrement content des atouts du FGIC que le monde de la culture guinéen peut mettre à profit. C’est ainsi que, selon lui, le Fonds de garantie offre une chance fondamentale pour tout opérateur culturel à travers l’offre de « partage de risque avec l’Etablissement de crédit intervenant dans le financement du projet, en prenant une part significative de la perte en cas de défaillance du projet garanti par le fonds ».

Pour sa part, le directeur national des arts, Jean-Baptiste Williams, préfère mettre avant la dimension formation que comportait l’atelier. Pour lui : « la formation étant aujourd’hui primordiale, nous avons initié cet atelier à l’intention surtout des opérateurs culturels qui sont les premiers intéressés par le fonds de garantie des industries culturelles de la CEDEAO. L’idée était de mettre à leur disposition un module sur le montage et le démontage d’un événement ou d’un spectacle culturel vivant ». En ce qui concerne les retombées concrètes de cet atelier sur le monde du spectacle guinéen, Jeannot Williams indique que cela dépendra de la façon dont chacun des apprenants réussira à restituer et à traduire sur le terrain ce qu’il aura appris.

Le directeur général de l’Agence guinéenne des spectacles (AGS), de son côté, estime que les objectifs qui étaient assignés à l’atelier sont atteints. Une appréciation positive qu’il justifie par « la très forte mobilisation des opérateurs culturels mais également les formateurs ont été très disponibles et ont donné une formation pleine de contenu ». Se voulant surtout pragmatique, Malick Kébé annonce que «  les organisateurs des quatre prochains grands concerts prévus à Conakry-Soprano & Fanny J, la dédicace de Degg J Force 3, le concert de Youssou Ndour notamment-vont faire des formations pratiques sur ces concerts pour davantage comprendre à travers un cas pratique comment on gère un concert ».

Fodé Kalia Kamara pour GuineeConakry.info

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