

Les responsables des deux organes d’information s’étaient entendus pour arroser cette double consécration tout en solidarité. A l’occasion, les employés, amis et fans des deux côtés s’étaient mobilisés. La soirée n’en a été que plus belle. C’est ainsi que dans les environs de 22 heures, la voix amplifiée de Jeannot Williams, à la fois guitariste et impresario de circonstance, portait au-delà de la cour. Il faut dire que Sansi Kaba Diakité de "l’Harmattan Guinée" avait mis à profit le séjour en Guinée de certains de ses invités aux "72 heures du livre" dont c’était le premier jour, pour les convier à partager ces instants de détente et de bonne humeur. Au nombre de ces illustres invités, il y avait bien sûr son excellence André Lewin, l’ancien diplomate. Très pragmatique et passionné par son métier d’éditeur, le patron de "l’Harmattan Guinée" en aura profité pour évoquer, discours et sketches à l’appui, la problématique du livre en Guinée. C’est d’ailleurs cet aspect de la fête qui a ouvert la soirée. Maître Barry, fraîchement rentré de Bamako et son African Groove ont régné par la suite. A la satisfaction de tous les invités. Au nombre desquels, figuraient de nombreux occidentaux. Contrairement aux autres fois, il était très aisé de savourer à la fois le rythme mais aussi les pas de danse, ainsi que l’ensemble de la démarche des musiciens, vu qu’ils trônaient du haut d’un podium installé légèrement à droite de la rentrée du cyber. De temps à autre, le gérant Mahmoud Sylla, ses serveurs et serveuses passaient entre les rangées de chaises installées de façon à faire face au podium. On pouvait les reconnaître à leur tenue de couleur verte ou à cause des plateaux qu’ils portent. Selon qu’ils servaient ou non, ces plateaux pouvaient être chargés ou pas. En témoin privilégié de l’histoire de la Guinée et de celle de son volet culturel en particulier, Jean Baptiste Williams aura réussi à faire tenir à l’ambassadeur André Lewin quelques propos. Des propos sous forme d’anecdotes historiques. Une prise de parole, certes brève, mais qui aura permis à l’ancien diplomate de faire montre d’une mémoire phénoménale. En évoquant ces souvenirs, André Lewin ne se privait pas de mentionner, à la fois les dates et les lieux précis. Aux yeux de l’auditoire, il aura également confirmé ses talents de diplomate et d’homme de lettres, venus expressément dans le cadre des 72 heures du livre. En effet, au cours de sa prise de parole, à la fois et dans une logique dont la cohérence ne pouvait que séduire, André Lewin est revenu tout à la fois sur les anecdotes soulevées par Jeannot en y apportant le plus nécessaires et les ensembles orchestraux que sont le Bembeya Jazz national et le Sofa de Camayenne, sans omettre le livre "Bembeya Jazz national, cinquante après, la légende continue " qu’il préface. Il conclut tout aussi brillamment, comme un artiste par : « Je vous remercie de m’avoir permis, comme jadis le Bembeya, de jeter un regard sur mon passé ». Aussitôt, c’était une salve nourrie d’applaudissements approbateurs. Bien que cette éminente personnalité ait quitté la soirée relativement tôt, vu son agenda, la fête a duré ainsi jusqu'à 3 heures. Les invités alternant débats enrichissants, repas succulents, boissons rafraîchissantes et rythmes puissants et nostalgiques. Bien entendu, Espace FM et Guineeconakry.info n’ont pas été oubliés. Lamine Guirassy pour la radio et Kerfalla Kourouma pour le site avaient pris la parole. Et des photos de famille ont été prises pour la postérité. Boubacar Sanso Barry pour GuineeConakry.info |




















