
C’est un roman de 187 pages édité par la maison du Seuil dont le scénario se résume comme suit : Ignacio Rodriguez apponté, un noir de La Havane gagne sa vie en allant accueillir à l’aéroport les gringos pleins aux as et les Européens romantiques. Un jour Ignacio récupère à sa descente d’avion un certain El Palenque venu roder sur les traces de sa propre histoire qu’il ignore. Natif de Guinée, ses racines maternelles sont ici : tout débute quand les barbus de Fidel Castro pourchassés par les troupes de Batista trouvent refuge sur le domaine agricole du grand père Alfonso. Une amitié bourrue nait entre les deux hommes et le grand père obtient de la main de Castro, une lettre signée lui garantissant dans le futur paradis communiste, la propriété privée de son domaine. C’est cette lettre qui vaudra tous les ennuis du monde à la jeune et belle Juliana, et aussi sa passion amoureuse pour un saxophoniste guinéen, beau garçon aux manières de brute.
Tierno Monenembo nous entraine dans une aventure foisonnante où le malheur se noie dans les rythmes de la salsa, les ondulations des corps et le rhum à flots. Un hymne aux origines africaines de Cuba.
Au-delà des pseudonymes, de la distance, du temps et des parcours historiques des hommes, l’écrivain nous interpelle sur la similitude des peuples et nous amène à nous interroger sur le rôle et l’importance que revêt la quête de sa propre identité culturelle.
Cette dédicace a pris fin par la traditionnelle série de question-réponses avec les hommes des medias.
Mamadou Aliou Diallo pour GCI
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