CULTURE : De la politique nationale du livre en Guinée

Dans le cadre des lundis de L’Harmattan, la maison d’édition dirigée par Sansy Kaba Diakité a servi de cadre ce lundi 14 septembre à un débat d’échange sur la perspective de l’adoption d’une politique adéquate du livre en Guinée, dont la capitale est désignée, capitale mondiale du livre en 2017. Les débats au tourné autour de l’accord de Florence adopté par l’Unesco en 1950 et le Protocole de Nairobi de 1976.

Mohamed Salifou Keïta journaliste écrivain,  Idrissa Camara directeur nationale de la lecture, Fifi Tamsir Niane directrice du Petit Musée, Lamine Capi Camara, ancien ministre de la fonction publique, ainsi que des écrivains professionnels et en herbe venus assister à ces échanges ont partagé leurs expériences.

M. Salifou Keïta qui était  chargé principalement  de mener le débat explique : « En Guinée, nous avons travaillé sur la politique nationale du livre en 2002, nous avions fait du lobbying auprès de l’Etat guinéen, pour que cette politique puisse être ratifiée à l’Assemblée nationale. L’un des éléments de cette politique nationale du livre est la ratification de la convention de Florence et des Accords de Nairobi. C’est tout à fait indispensable pour ce pays, si nous voulons que la production culturelle circule de façon fluide » a-t-il laissé entendre.

Selon monsieur Keïta , Si l’on veut que le livre coûte moins cher, et  que l’enfant guinéen aille regarder un film guinéen, que les  Guinéens puissent voir des tableaux des Guinéens et les vendre ailleurs, les faire circuler ; il est important que l’Etat ratifie ces conventions.

Il a également invité à se pencher sur l’industrie du livre qui est un maillon essentiel de la chaine : « la chaine du livre est une chaine qui va du secteur privé au secteur institutionnel. La culture est un élément transversal d’une société. Ce que fait L’Harmattan Guinée est un bon travail. D’ailleurs, c’est ce qui est recommandé dans le secteur du livre. Le ministère de la Culture donne des moyens adéquats aux éditeurs locaux, pour le développement de la politique sectorielle du livre. Cette politique est ici au niveau du ministère de l’éducation pré-universitaire, parce que c’est là où il y a beaucoup de production de livres pour les enfants. Et c’est au ministère de la Culture de chapeauter le tout, donner des moyens aux éditeurs afin que les livres du terroir soient produits » a-t-il avancé.

L’idéal de l’avis de tous les participants, c’est de se servir du texte de la politique nationale du livre qui existe déjà, en le réadaptant au contexte actuel, pour que le document soit transmis à l’Assemblée nationale en vue d’une éventuelle adoption.

Mamadou Aliou DIALLO pour GCI

2015-GuineeConakry.Info

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