
L’annonce de l’annulation de la première visite de Mohamed Saïd Fofana dans la cité de Fria avait donné lieu à des scènes de manifestations de la part d’un certain nombre de jeunes travailleurs de Friguia. Ils avaient assimilé cette annulation de dernière à une preuve du désintérêt et de l’indifférence des autorités au sort qui est le leur. Mais visiblement, le chef du gouvernement attendait d’avoir de résultats plus probants à leur présenter.
C’est désormais fait. C’est du reste ce que Mohamed Saïd Fofana aura indiqué à l’intention des travailleurs de Fria au cours d’un meeting qu’il a animé le samedi dernier sur place.
Selon lui, Rusal et l’Etat guinéen auraient réussi à trouver un terrain d’entente. Terrain d’entente dont tout le monde sortirait gagnant. Il n’aura cependant pas révélé les détails de l’accord en question. Il se sera contenté de révéler les aspects qui intéressaient son auditoire. A savoir que Rusal avait accepté de faire repartir les turbines et reprendre les activités à Friguia.
Au-delà des travailleurs de l'usine, ce sont tous les habitants de Fria qui auront jubilé à cette annonce. Parce que si cette unité industrielle avait été fermée, ce sont tous les aspects de la vie de la ville qui en seraient affectés. Le sort de milliers de personnes était en jeu. Le second point que Mohamed Saïd Fofana aura révélé, c’est bien entendu le fait que les employés entreraient en possession de leurs arriérés de salaires. Pour les grévistes, c’est la cerise sur le gâteau.
Naturellement, à première vue, le fait que les solutions aient été enfin trouvées à cette épineuse crise sociale a quelque chose de hautement positif. Mais la joie ne sera totale que lorsque le grand public aura compris les tenants et les aboutissants de l’accord de sortie de crise. Et qu’on se sera assuré que le pays n’en tire pas d’autres préjudices.
Ces assurances sont d’autant plus nécessaires que la partie russe s’était montrée particulièrement ferme sur ses positions.
Pivi Bilivogui pour GuineeConakry.info




















