CRIMES COMMIS PENDANT LES MANIFS : Human Rights Watch situe les responsabilités

«Les membres des forces de sécurité impliqués dans des crimes graves et les manifestants qui ont mené des attaques violentes pendant les manifs politiques d’avril et mai 2015 doivent être traduits en justice », a déclaré l’ONG internationale des droits de l’Homme, Human Rights Watch dans un rapport publié ce jeudi, 30 juillet 2015 dans plusieurs colonnes des media de la place.

Selon le rapport de ladite ONG internationale des droits de l’Homme,  en Guinée, certains membres des forces de sécurité ont fait usage d’une force létale excessive, ont adopté des comportements abusifs et ont affiché un manque de neutralité politique, lorsqu’ils sont intervenus dans des manifestations en avril et mai 2015, organisées par  l’opposition en raison des élections.

‘’Des membres des forces de police ont été fréquemment impliqués dans les abus, ce qui révèle l’urgente nécessité d’établir les responsabilités, d’améliorer les responsabilités du commandement et de former le personnel’’ a indiqué ce rapport.

Incluant les rapports des différents hôpitaux de la capitale guinéenne, Human Rignts Watch a également signalé qu’au moins deux manifestants ont été tués et 146 personnes ont été blessées, dont 37 blessées par balles, pendant les violences dans la capitale Conakry. Les médecins qui ont soigné les blessés ont indiqué que la vaste majorité de ces victimes étaient des partisans de l’opposition. Les forces de sécurité ont déclaré qu’au moins 77 policiers et gendarmes ont été blessés, dont 28 gravement, alors qu’ils intervenaient dans les manifestations souvent violentes.

 ‘’ Étant donné le niveau actuel des tensions ethniques et politiques et le risque de violences continues liées aux élections, le gouvernement doit tout simplement prendre des mesures pour faire face à ces abus’’, a affirmé  Corinne Dufka, directrice de la division Afrique de l’Ouest à Human Rights Watch.

Dans le même esprit , elle a aussi noté que le gouvernement doit agir sans tarder pour améliorer la discipline dans les rangs et s’assurer que toute personne responsable soit tenue responsable.

De ce fait, le même rapport révèle que certains membres des forces de sécurité ont aussi fait preuve d’une réponse partisane aux manifestations en criant des injures à caractère ethnique contre les partisans de l’opposition, dont la majorité appartient à l’ethnie peule. À deux reprises au moins, des policiers ont observé sans intervenir ou ont aidé des civils de groupes ethniques, soutenant dans une large mesure le parti au pouvoir, alors qu’ils pillaient les biens de personnes considérées comme partisanes de l’opposition.

Léon KOLIE pour GCI

2015-GuineeConakry.Info

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