
Recruté à prix d’or alors qu’il n’est pas libre à plein temps pour coacher l’équipe guinéenne, Luis Fernandez qui a disputé probablement son dernier match ce mardi, contre le Malawi en match retour, est plus que jamais sur la sellette.
Si l’on ne peut denier son mérite professionnel en tant que joueur et entraîneur avec d’autres équipes, concernant le Syli, il est tout simplement inconcevable que la Féguifoot puisse tranquillement se jouer de l’honneur et de la dignité des supporters de l’équipe nationale.
Qu’est-ce qui a vraiment changé depuis son arrivée ? À défaut de se mettre à dos certains cadres de l’équipe, même si ceux-ci sont revenus à de meilleurs sentiments, Luis Fernandez n’a pratiquement ‘’rien apporté’’ de nouveau et de rassurant à cette équipe. Que ce soit sur le plan de la mise en place d’un fond de jeu ou d’un groupe compétitif, le Syli de la dernière Can jouait mieux ; et à l’allure où vont les choses, même si la Guinée par miracle se qualifiait, l’équipe aurait tout simplement du mal à passer le premier tour, ou à rivaliser avec des équipes comme le Mali, la Côte d’Ivoire ou le Sénégal.
C’est une équipe complètement déstructurée qui a affronté ce week-end le Malawi. Une équipe sans ossature, on se croirait à un stage de préparation où l’on teste des joueurs ; alors que la Can 2017 s’approche à grand pas. Le Syli mérite mieux. Il y a des joueurs talentueux dans cette équipe comme Ibrahima Traoré, Alhassane Bangoura, l’ancien joueur du Rayo, Florentin Pogba de l’AS Saint Etienne entre autres, qui sont des joueurs de haut niveau sur lesquels le coach aurait du s’appuyer, pour développer son projet footballistique, sans oublier les absents et les locaux comme Ibrahima Sory Sankhon du Horoya qui a livré un match intense contre le Malawi…
Mais depuis l’arrivée de Luis Fernandez, il y a maintenant un an, il n’a toujours pas son équipe type. La seule explication à cette imposture, c’est manifestement la primauté de son poste de consultant sur RMC par rapport à son statut d'entraineur du Syli. Le président de la Fédération guinéenne de football, Salifou Camara ‘’Super V’’ qui a géré le dossier du nouveau coach, par un passage en force, pour imposer un entraîneur qui n’était pas disponible, devra désormais faire face au revers de la médaille. La majorité des membres de la fédé demandent tout simplement son départ, en lui imputant la responsabilité de l’échec actuel du Syli.
Le stade fétiche du 28 septembre qui est demeuré, ces dernières années, une forteresse imprenable, même pour les ogres africains du foot comme le Nigeria, le Cameroun, le Maroc ou le Sénégal qui s’y sont fait souvent remonter les bretelles,… Cela appartient désormais au passé ! Il est alors impératif pour les supporters guinéens et le peuple de Guinée de retrouver cette rage de vaincre, à travers son équipe nationale, à l’image du parcours élogieux dont a fait preuve l’équipe locale du Syli, au dernier championnat d’Afrique des nations, conduite par entraîneur guinéen Kanfory Lappé Bangoura. Ce dernier qui a dignement conduit les locaux au dernier Chan, pourrait de l’avis de la plupart des spécialistes, remplacer valablement le Français et coûterait moins cher sur le plan pécuniaire.
En tout cas, les supporters ont envoyé un message fort à la fédé à l’issue du match contre le Malawi, disputé ce vendredi à Conakry. Exiger une victoire impérative à un coach qui apparemment accorde peu d’énergie à l’équipe nationale ne résoudra rien au problème. Elle devrait donc s’atteler à éviter un pourrissement de la situation. Surtout qu’il déclare ne pas savoir s’il sera à Conakry pour le prochain match !
Momo SOUMAH pour GCI
2016 GuineeConakry.Info




















