
Les soldats ivoiriens qui ont survécu, se souviendront longtemps encore de cette terrible aube sanglante. En effet, c’est vers quatre heures du matin que les assaillants vont surprendre leur cible : un quasi banal poste frontalier, qu’ils vont soumettre très longtemps à leur force feu. Les témoins parlent de plus d’une heure de tirs soutenus, entrainant sept victimes au niveau des militaires ivoiriens et quatre chez les agresseurs.
Des envahisseurs qui, selon toute vraisemblance auraient surgi des forêts libériennes voisines, pour fondre sur ce petit village qu’ils ont soumis à leur violence criminelle. Les premières interpellations après ces attaques indiquent que des Togolais, Burkinabè et Ivoiriens faisaient partie de cette espèce de peloton d’exécution dont les commanditaires ne sont pas encore connus.
Le gouvernement prend cette affaire très au sérieux, c’est pourquoi, il a dépêché sur place des moyens logistiques dont un hélicoptère pour surveiller la zone, et traquer les bandits en déroute. Un renforcement du personnel militaire a été effectué, pour accroitre la force de frappe des soldats en faction dans ces zones frontalières. N’excluant aucune possibilité sur les identités et les motivations de ces assaillants nocturnes. Les questions concernant cette nième affaire sont nombreuses, mais elles se résument à deux essentielles.
Sont-ce vraiment des bandits armés, trafiquants invétérés de matières premières ?
Ou, sont-ce des éléments aigris du FPI, nostalgiques du pouvoir de Gbagbo et jaloux des succès économiques et politiques d’Alassane Ouattara ?
Pas de réponse pour le moment, mais les enquêtes sont en cours. Pourvu que la justice et la police ne prennent des raccourcis qui viendront mettre encore de l’eau au moulin de ceux qui sont toujours convaincus que la Côte d’Ivoire fait souvent du ‘’deux poids, deux mesures’’.
Maria de BABIA pour GCI
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