
Il y a deux semaines, dans le village natal de Laurent Gbagbo, à Mama, des militants fidèles et zélés, inconditionnels de leur chef, reconduisaient à la présidence du FPI, son fondateur, l’actuel prisonnier de la CPI, l’ex-président ivoirien. Cette rencontre tourmentée par l’intervention rageuse des forces de l’ordre qui ont ‘’proprement’’ gaze les ‘’enfoirés’’ du FPI, sans pouvoir réussir à les empêcher de se réunir pour célébrer ‘’leur fils’’.
Depuis, les affidés d’ Affi N’Guessan, le candidat du FPI officiel, c’est- à-dire, le seul que la justice ivoirienne reconnait, cherchaient à frapper un coup fort, pour confirmer leur existence et revendiquer solennellement leur existence politique. Ce jeudi 21 mai 2015, avec leur congrès, ils viennent encore de bousculer les lignes, pour montrer que contre vents et marées, ils présenteront leur candidat aux élections présidentielles 2015.
C’est à la fois un pari et un défi. Pari de ceux qui ont juré que Gbagbo de ne pourra jamais gagner une élection présidentielle depuis sa prison danoise, et qu’il est ipso facto hors-jeu ; défi de ceux qui veulent démontrer que non seulement, ils ont la justice avec eux, mais leurs militants numériquement parlant ne sont pas des moindres. Pour ce faire, ces militants-là sont prêts à tous les sacrifices financiers et humains.
Ainsi, le Palais des sports de Treichville a du refouler du monde. La démonstration de force politique se voulait sonore et visuelle pour ‘’introniser’’ Affi Nguessan qui semblait y prendre un malin plaisir, une bravade politique, avec la bénédiction des autorités ivoiriennes sous la houlette câline d’Alassane Ouattara.
Maria de BABIA pour GCI
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