
La dernière élection présidentielle ivoirienne, malgré le record battu par Alassane Ouattara, porte encore les stigmates profonds de la division de la société. Les urnes ont révélé que la déchirure, en dépit de l’exploit économique réalisé, par le président sortant, la déchirure est toujours là. La plaie n’est pas encore cicatrisée. Les partisans du camp Gbagbo n’ont pas encore pardonné. Ils n’ont pas, et ne veulent point oublié leur ‘’fils’’, quelque soit le taux de croissance atteint.
Leurs frustrations et celles d’autres pans de la société ivoirienne se sont exprimées par le boycott ou le vote négatif. Alassane Ouattara et son prochain gouvernement, pour marquer l’histoire ivoirienne, devront faire leur ‘’mea culpa’’ pour agir dans le sens d’une réconciliation issue du pardon ou de la repentance réciproques. Des actes de cette nature enfantent toujours de grands hommes, que dis-je, ces actes sont l’apanage de ceux qui ont rendez-vous avec l’histoire dans toute sa grandeur, dans toute sa splendeur.
Pour tout dire, la Côte d’Ivoire des trois mille victimes d’une guerre civile atroce, devra s’inventer un avenir bâti sur la mémoire du sang des innocents, tombés sur le champ des rêves brisés, des honneurs perdus et des ambitions aveugles, entrainés par ceux en qui ils ont crus. Ce surtout humain est encore possible ; si l’humilité et la vérité inspirent les uns et les autres. Cette attitude est plus noble, plus grande que toutes les croissances au monde.
Maria de BABIA pour GCi
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