
Dans une Côte d’Ivoire qui se veut émergente au seuil des années 2020, a certainement besoin de compétences nouvelles pour affronter une mondialisation de plus en plus envahissante et une numérisation et dématérialisation de plus en plus évidente des produits et même des services.
Tout en reconnaissant le travail abattu par ses ministres du gouvernement sortant, il a déjà à plus d’une reprise, exprimé sa volonté d’aller plus loin, de rajeunir et féminiser la prochaine équipe gouvernementale. Pour ce faire, il aura incontestablement besoin de ses alliés du RHDP et du PDCI de Konan Bédié notamment, dont l’appui à sa gouvernance a permis de traverser de nombreuses tempêtes, dans ce pays toujours confronté aux démons de la division politico-ethnique.
Dans ce cadre, Alassane Ouattara serait bien inspiré de voir dans quelles mesures, il devrait approcher l’opposition et l’intégrer éventuellement. La question est d’autant plus délicate qu’il est difficile d’imaginer par exemple, comment faire appel aux fidèles de son adversaire politique locataire de La Haye, Laurent Gbagbo, sans créer des controverses de nature à troubler le landernau politique ivoirien?
Duncan aura-t-il la latitude de resserrer le gouvernement autour d’objectifs économiques plus ambitieux, avec une équipe réduite? La précédente était pléthorique avec ses 32 ministres, maintenant qu’il est reconduit, à lui de savoir comment bâtir un gouvernement qui mènera la Côte d’Ivoire à l’émergence.
Maria de BABIA pour GCI
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