
C’est en effet hier, aux environs de 13h, (certains témoins parlent de 12h40), que six terroristes dont certains cagoulés et tous lourdement armés ont commencé à faire parler le feu, en s’attaquant d’abord à l’Hôtel Etoile du Sud, puis d’hôtel en hôtel, ils tiraient sur tout ce qui bougeait en criant ‘’Allahou Akbarou !’’. Ils arrosaient en rafale les innocentes victimes. Le président Alassane Ouattara qui s’est rendu sur les lieux, établit un premier bilan très lourd. Avec 22 morts dont 10 Africains, 4 Européens, deux militaires ivoiriens et 6 assaillants neutralisés.
Les mises en garde américaines ont-elles été prises au sérieux par les pouvoirs et les services de sécurité compétents des deux pays ? Que ce fut le cas ou non, les attentats qui ont secoué hier, la ville balnéaire de Grand-Bassam en Côte d’Ivoire, viennent malheureusement rappeler aux autorités d’Abidjan, qu’on n’est jamais bien préparé, face aux fous de Dieu. La véracité préventive des renseignements américains n’a pu épargner les Ivoiriens, de ce dramatique dimanche.
Alors que de nombreuses supputations sur les commanditaires et le nombre des agresseurs fusaient de partout, Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) a rapidement revendiqué la signature de cette odieuse tuerie de plaisanciers, de vacanciers du week-end, de gens simples, amoureux de la vie, de la mer tout simplement. Ils seront abattus ou achevés sur le sable chaud de Grand-Bassam.
Pourtant les renseignements avaient annoncé que les terroristes auraient privilégié les principales artères de Dakar et Abidjan pour frapper ces capitales, mais, volte-face, ils ont préféré la surprise, en attaquant par les plages…
Le ministre de l’intérieur et de la sécurité, Ahmed Bakayoko, qui était l’invité spécial de la RTI, a tenu à rassurer ses concitoyens, en leur disant que si les forces ivoiriennes ont pu réagir en moins de 40 minutes et maitrise la situation en moins de quatre heures, c’est que les informations avaient servi, mais, a-t-il précisé, aucun pays n’est jamais suffisamment prêt pour agir à temps. En attendant, les ratissages se poursuivent à Grand-Bassam
Ces propos doivent être entendus par tous les pays de la sous-région, notamment, le Sénégal, la Guinée, la Sierra Leone, le Liberia, ne doivent point se sentir à l’abri. Ce qui est arrivé à Lagos, Bamako, Ouagadougou, New York, Paris, ou à Tunis, ne doit laisser aucun pays indifférent.
Maria de BABIA pour GCI
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