CORRESPONDANCE PARTICULIERE : Le "trou noir" de Womey

Bonjour GCI. Le drame de Womey on en parlera toujours. Il semblerait que les choses évoluent tout au moins du côté de la justice, car on annonce déjà l’arrestation d’une trentaine d’auteurs présumés. Tant mieux. Que justice soit faite.

 

Cependant, il est à noter, que même avec le jugement prochain et l’exécution des décisions judiciaires subséquentes, la désormais tragédie de Womey n’aura pas livré tous ses contours, toujours plus obscurs les uns que les autres.

 

En effet, il faut rappeler que le meeting fatal à huit ou neuf guinéens innocents dont le seul péché était d’avoir exécuté le travail auquel l’Etat les avait commis, était chapeauté par les deux premières autorités de l’Etat dans la région et la préfecture : à savoir le Gouverneur de la Guinée Forestière et le Préfet de N’Zérékoré.

 

Le « trou noir » dont je parle ici, c’est tout ce qui s’est passé ou qui aurait dû se passer entre la fin violente du meeting et la découverte macabre survenue quarante-huit (48) heures après. Monsieur le Gouverneur et Monsieur le Préfet, en quittant les lieux (par miracle) sans aucun des cadres qui les accompagnaient, savaient pertinemment qu’ils étaient en danger de mort ! Malheureusement aucun Guinéen ne peut savoir ce qu’ils ont entrepris immédiatement après, pour éviter le pire, alors tout était possible à leur niveau pour sauver des vies en danger.

 

Je ne vois pas encore de localité nulle part ici en Guinée, fût-elle celle de Womey, qui aurait pu résister aux puissants moyens que l’Etat pouvait mobiliser en pareil cas, même si les ponts avaient tous sauté. Même si des troncs d’arbres barraient l’accès au village !

Vous noterez que c’est seulement 48 heures après que l’on a découvert les corps mutilés de ces valeureux cadres de l’Etat, abandonnés à la furie meurtrière de ces auteurs de basse besogne, que seule la justice saura dans quelle catégorie classer.

 

A mon avis, et pour terminer, le Gouverneur et le Préfet n’ont pas fait ce qu’on attendait d’eux en pareille circonstance, alors qu’ils en avaient les moyens, autorité de l’Etat aidant, sauf si l’Etat n’en a plus. Et dans ce cas, quelle leçon tirer ?

 

Merci et courage GCI.

 

Sia MILLIMONO

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