
J’aurais pu comprendre qu’après 5 mois à la tête de ce département stratégique, notre cher ministre dise ceci : << Honorables députés, dans 5 mois, les guinéens auront les conclusions des enquêtes sur les catastrophes aériennes suivantes :
1. Le crash d’un avion guinéen le 11 février 2013 à Monrovia, ayant coûté la vie à 11 officiers supérieurs de l’armée guinéenne dont le chef d’état-major des armées le Général Kèlèfa Diallo ;
2. Le crash à Cotonou, d’un avion immatriculé en Guinée, le 27 décembre 2003, ayant coûté la vie à 130 personnes dont plusieurs guinéens.
Je me pose réellement la question de savoir si notre ministre sait exactement ce qu’est une compagnie aérienne. Un proverbe mandingue dit : << Ne montrez pas l’or à celui qui penserait qu’il servirait à faire une houe. >>
Depuis près de 15 ans, j’observe à Addis Abéba l’évolution de la compagnie aérienne ‘’Éthiopien Airlines’’ qui est sacrée, aujourd’hui, meilleure compagnie d’Afrique et l’une des meilleures au monde. J’y ai appris que pour faire voler un seul avion, il faut au minimum 60 personnes spécialisées (pilotes, mécaniciens, ingénieurs, logisticiens, météorologues, aiguilleurs, hôtesses, chefs cuisiniers…). En 5 mois, tous ceux-ci seront-ils formés pour la nouvelle Air Guinée Rapide ? C’est moi qui ajoute ‘’Rapide’’ parce que la compagnie que nous annonce dans 5 mois, notre ministre ressemble au ‘’FAST FOOD’’.
Alors je prends à témoin toutes les guinéennes et tous les guinéens. Je n’accepterai pas qu’on nous ramène des cercueils volants. Je porterai par anticipation, officiellement plainte contre le ministère des transports et les députés guinéens pour tentative de massacre de guinéens à large spectre, si j’ai la confirmation que les députés ont donné leur accord pour la création d’Air Guinée ‘’Rapide’’ en 5 mois.
Peut-être que l’on pourrait demander à notre Président de créer le département de la prestidigitation qui serait occupé par notre actuel ministre des transports. Ainsi quand il organiserait des séances publiques de magie, nos députés pourraient bien, non pas applaudir, mais taper des mains et peut-être le djembé.
Que nous arrive-t-il ? Nous ne sommes d’accord que sur nos malheurs, alors que, nous nous déchirons face au développement de notre cher pays. Ouf !
La lutte continue !
Morissanda KOUYATE pour GCI
2016 GuineeConakry.Info
Dr Morissanda Kouyaté
Executive Director of Inter-African Committee (IAC)
Directeur Exécutif du Comité inter-Africain (CI-AF)
Expert des Nations Unies
Tel./Fax Bureau : +251 115 51 57 93
Cell. : +251 911 80 85 70
SOUVENIR AIR GUINEE C ETAIT LA FIERTE DE AHMED SEKOU TOURE
«Air Guinée», c’était la compagnie nationale de transport aérien de la Guinée-Conakry. La fièrté de tout les guinéens et particulièrement du président Ahmed Sékou Touré. « Air Guinée » est une belle histoire du transport aérien en Afrique de l’ouest du genre et celle qu’on aimerait entendre souvent dans les coulisses des indépendances africaines.
La Guinée-Conakry indépendante en 1658, crée sa propre société de transport aérien authentiquement guinéenne en vue d’exploiter l’espace africain, arabe ou asiatique. Al’époque l’initiatiative de Ahmed Sékou Touré prêtait à sourire à l’ivoirien Félix Houphouët Boigny, ou au sénégalais Léopold Sédar Senghor. L France, en 1958 venait de rompre brutalement avec la Guinée de toutes ses rélations politiques diplomatiques et économique, tout simplement parce que Ahmed Sékou Touré avait dit « non » au Général de Gaulle au référendum Franco-africain. Les guinéens lâchés par tous les promoteurs français vont vivre une aventure de gestion d’un type nouveau. Ahmed Sékou Touré est là. Fort, très fort avec sa profession de foi, naît « Air Guinée » sans intervention de la France. Invité à l’époque par Pathé Diallo, journaliste à la radio-Conakry, je visitais le siège de « Air Guinée » à, la 6ème avenue de la république, à Conakry. « Air Guinée » était pour moi, le plus grand’’évènement de l’histoire du commerce aérien en Afrique de l’ouest où l’ivoirien Félix Houphouët Boigny et le sénégalais Leopold Sédar Senghor prêchaient d’avantage pour la communauté Franco-africaine. En tout cas, Ahmed Sékou Touré était très fier de « Air Guinée ». Et les guinéens vivaient de cette ‘’révolution aérienne commerciale’’ au quotidien. Ben Ismaël lintelligentdabidjan |




















