
Outre leurs contributions aux sessions plénières, douze chefs d’états africains ont participé en exclusivité à un mini-sommet, organisé par le président François Hollande sur le thème concret de ‘’défi climatique et solutions africaines’’.
C’est au cours de cette rencontre que président français a promis à ses pairs, deux milliards d’euros d’ici à 2020, pour affronter les questions écologiques majeures notamment les graves inondations ou la sècheresse chronique. Ce geste de Hollande se veut symbolique de l’engagement de la France auprès des Africains, aussi bien pour combattre le terrorisme que pour aider les aider dans le cadre du changement climatique que vit notre planète.
Hollande est conscient que "L'Afrique subit les conséquences du réchauffement climatique, alors qu'elle n'est pas responsable de l'émission de gaz à effet de serre", pour ce faire, il est convaincu que le monde doit à l’Afrique, ce vaste réservoir de carbone. Cette dette ne saurait être que morale, elle est économique et pour le chef de l’état français, sans équivoque : "il y a une dette écologique que le monde doit régler à l'égard du continent africain".
Aux yeux des leaders africains les efforts de la France sont certes louables, mais ils sont nettement insuffisants, les autres grands pays pollueurs que sont la Chine, les USA, l’Inde et tous les grands pays industriels européens, américains, asiatiques, australiens, devront mettre la main à leurs poches, pour soutenir les programmes et projets qui permettre de réduire de 2 degrés le climat de la Terre. Les actions dans les énergies renouvelables ou vertes et innovantes sont les bienvenues : le solaire, l’éolien, les marées et autres seront privilégiés pour atteindre les objectifs de progrès écologique.
Les promesses de dons de 2 milliards d’euros de Hollande et de 6 milliards de dollars américains de la Banque mondiale sont appréciées par les premiers responsables africains, mais pour cette fois comme pour beaucoup d’autres, la véritable crainte des Africains est que toutes ces promesses n’engagent finalement que ceux qui les écoutent.
Ils redoutent d’être bernés pour avoir leurs signatures qui seront, elles très contraignantes comme l’accord qui pourrait sortir de la COP21. A eux de jouer ferme !
Maria de BABIA pour GCI
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