Contre l'inflation en Guinée la BCRG doit respecter le niveau statutaire des avances et diminuer la pression de l'Etat sur le stock de devises

L'économie guinéenne, comme la plupart des économies, traverse aujourd'hui une crise persistante. Et toute poussée initiale des prix peut affecter les importations (composée soit en matière première, de produits manufacturés, de bien d'équipements, ou d'autres biens de consommation). Ainsi, la hausse des prix de ces biens importés, oblige parfois les entreprises à faire face à un accroissement de leurs coût de production ou de distribution, qu'elles répercutent mécaniquement sur leurs prix de vente intérieurs.

La hausse de l'offre de devises par rapport à la demande, est apparentée à la théorie quantitative qui fait un lien entre l'accroissement des devises offertes et la hausse des prix, à travers la relations stable qui existe entre quantité de monnaie dans l'économie et variations de même du niveau général des prix.

Lorsque l'offre nationale des devises excède la demande par suite d'un solde positif des transactions courantes, ou en raison des mouvements autonomes de capitaux fiasant suite aux différentiels de taux d'intérêts entre places financières ou des prévisions de réévaluation, il se produits un accroissement. Cet accroissement provoque un gonflement de la masse monétaire dès lors que la Banque centrale de la République de Guinée doit, pour la circonstance émettre de la monnaie pour acheter les devises en excédent sur le marché des changes. Le taux de fixing établi par la BCRG qui « était de 2.500FG le Dollar a doublé à moins de deux ans. Les différentes tentatives de maîtriser cette inflation galopante on été jusque là vains.

La rencontre BCRG-Banque primaires se multiplie pour l'harmonisation du taux de fixing avec le marché parallèle. Des Bureaux de change autorisés par la loi en vigueur ont été créés. Malgré toutes ces mesures, l'inquiétude des Banques primaires demeure à savoir: le manque de devises et la reprise de plus belle du marché noir. La BCRG est elle vraiment à mesure d'émettre de la monnaie pour acheter les devises en excédent sur le marché de changes afin de diminuer ou freiner l'inflation?

En effet, une demande de monnaie étrangère supérieure à l'offre se traduit par une diminution des réserves. Par conséquent, entraîne une diminution de la monnaie nationale en circulation dans la mesure où il faut utiliser les devises pour assurer les règlements des achats à l'étranger. Puisqu'à moins terme, l'inflation demeure un phénomène monétaire et que le rythme de hausse des prix est déterminé par le taux de croissance de la monnaie ; sachant que le solde budgétaire peut exercer un impact inflationniste. Dans la mesure également où la masse monétaire demeure contrôlable indépendamment de l'orientation donnée à la politique budgétaire, l'inflation, en principe, peut être maîtrisée grâce à la fixation d'objectifs de croissance monétaire en même temps que la mise en œuvre de déficits budgétaires financés par émission d'obligation en vue d'agir sur l'activité.

L'idée sur l'inflation monétaire consiste à mettre en relation la hausse du niveau général des prix et l'émission abusive de monnaie. Dans un contexte économique dominé par l'inflation ou le chômage, on a généralement tendance à privilégier l'inflation ou la croissance du produit réel, sans se soucier des objectifs de revenu nominal entant que tels. Une étude de CEPEC a révélé que l'examen sur le long terme du profil de l'inflation en Guinée, laisse entrevoir que celle-ci reste étroitement liée aux différentes mesures qui ont jalonné la conduite des affaires économiques du pays. Il apparaît que lutter contre l'inflation en Guinée et déboucher sur des résultats faibles, la nécessité d'agir sur les variables s'impose, ayant des effets significatifs sur le niveau des prix. Aussi, la BCRG doit respecter le niveau statutaire des avances (20% des recettes fiscales de l'année) qu'elle est habiletée à accorder au Trésor Public. Le respect de cette norme contribuera à aligner la croissance de la masse monétaire monétaire à celle du PIB. Elle doit en suite réduire la masse monétaire par une politique de résorption des excédents monétaires.

L'Etat, de son coté, devra diminuer les déficits de son budget par intensification de recette fiscales car, la réduction des déficits réduit la tentation du Trésor public à demander d'énormes avances auprès de la BCRG. L'Etat devra par ailleurs diminuer sa pression sur le stock de devises, notamment par la maîtrise de ses dépenses en devises, afin de satisfaire une demande sans cesse croissante (en devises) du secteur privé. Il doit dynamiser la production agricole pour satisfaire la demande des biens de consommation domestique au niveau national.

 

Lanciné CAMARA

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