
Il faut dire que l’opposition n’entend pas se laisser faire et compte surtout user, selon les propos tenus par son porte-parole, Aboubacar Sylla, de tous les moyens, y compris ceux jugés d’illégaux, pour faire aboutir ses points de revendication.
A l’occasion de la rencontre qui les a récemment regroupés à Conakry, Cellou Dalein Diallo et ses compagnons ont menacé
d’aller jusqu’au bout de leur combat pour amener le pouvoir en place et la Commission Electorale Nationale Indépendante, CENI, à tenir, conformément aux accords de juillet 2013, les élections communales avant la présidentielle !
Dans la déclaration qui a sanctionné cette rencontre, tout en annonçant le retrait temporaire de l’Assemblée nationale de ses 49 députés, l’opposition s’est engagée, entre autres mesures, à ne plus reconnaitre l’institution en charge des élections nationales et référendaires en Guinée. Elle a tout de même pris soin de ne pas annoncer une date précise pour la reprise de ses manifestations de rue et s’est gardée d’insister sur la mesure relative à la désobéissance civile qu’elle prônait jusque dans un passé récent.
Tout comme d’ailleurs celle concernant le retrait de ses représentants siégeant de la CENI. Ces derniers ayant soutenu que la politique du siège vide n’a jamais payé nulle part. Et puis, avec leurs 15 millions de francs de traitement mensuel et leurs nouvelles voitures 4x4, il ne sera point facile aux leaders de l’opposition d’obtenir l’adhésion de leurs ouailles a un tel renoncement pour longtemps.
Certains commentateurs vont jusqu'a imsaginer que si tous les trois leaders de l'opposition (Cellou Dalein Diallo, Sidya Toure et Lansana Kouyate) se retrouvent, comme par hasard a Paris, c'est bien parce que le president Hollande pourrait en profiter pour leur dire en bon francais de "mettre de l'eau dans leur vin".
Maimouna FOFANA pour GCI
2015 – GuineeConakry.Info




















