
Comme on le disait dans notre précédent article, la tension était à son maximum ce matin sur l’esplanade du palais du peuple. Comme ils l’avaient du reste décidé la veille, militants et responsables de l’Union des forces républicaines (UFR) ont, dès la matinée, convergé vers le Palais du peuple. Sur place, ils se sont heurtés à des portes cadenassées. Et c’est pendant que, dispersés sur la vaste esplanade, ils racontaient leur mésaventure à qui veut l’écouter, que sont arrivées les forces de l’ordre. La tension est aussitôt montée brusquement. D’un côté, les forces de l’ordre décidées à faire respecter la décision d’interdiction du congrès. De l’autre, des militants voulant en découdre avec quiconque essaie de s’opposer à leur rencontre.
N’eût-été l’arrivée sur place de deux émissaires de l’ambassade des Etats-Unis en Guinée, les deux parties en seraient certainement arrivées aux mains. Prenant la tension sur le terrain et s’informant sur le motif de cette dernière, les deux diplomates s’en sont ensuite retournés d’où ils étaient venus. Et c’est peu de temps après, sans qu’on ne sache pourquoi, que la nouvelle de la réouverture des portes de la salle de congrès a commencé à circuler au sein de l’assistance. Ce qui se confirmera effectivement quelques minutes plus tard.
A priori un soulagement et une victoire pour Sidya Touré et les autres militants. Mais ce n’est qu’une illusion ! Car les congressistes se rendent aussitôt compte qu’il leur est pratiquement impossible de tenir leur conclave. Le temps de boucler les préparatifs dont la décoration de la salle, D’autres aussi, se montrant superstitieux estiment qu’il n’est pas question de rentrer dans la salle des congrès, alors qu’on ne sait jamais ce qui aura été mis, entre temps. Entendez, Svp, comme fétiches !
La décision du report n’est pas du goût de tout le monde, mais elle est actée. Sidya Touré se doit de sensibiliser les siens, mais pour lui, l’important c’est que le report congrès est accepté. Finalement, c’est donc ce dimanche que les congressistes se retrouveront au siège du parti à Matam. Parallèlement, le leader de l’UFR annonce que son parti entend porter plainte pour notamment les dommages qui lui ont été causés par l’interdiction tardive et, dit-il, injustifiée du congrès. C’est dire que si sur le terrain, le pire a été évité, le débat sur ce qui s’est passé, lui, est à peine ouvert.
Boubacar Sanso BARRY pour GuineeConakry.info




















