CONGO : point des projets éducatifs de la Banque Mondiale

Les experts de la Banque Mondiale face aux parlementaires des commissions Education et Economie de l’Assemblée Nationale et du Senat ce mercredi 9 novembre 2016. Une session d’information pour échanger sur les projets éducatifs que la Banque Mondiale met en œuvre en République du Congo.

Le thème de ces échanges entre experts de la Banque Mondiale et les parlementaires était ainsi libellé : « Présentation des projets du gouvernement et de la Banque Mondiale dans le secteur de l’éducation. » Sur cette base, deux experts de la Banque Mondiale, à la suite du Représentant résident de cette structure financière internationale, Djibrilla ISSA, ont présenté aux parlementaires et à l’assistance deux projets d’actualités et bénéfiques pour le Congo.

Le projet de développement des compétences pour l’employabilité (PDCE), présenté par son coordonnateur, Auxence Léonard OKOMBI et le projet d’appui à l’amélioration du système éducatif (PRAASED), présenté par Marie-Yvette SACADURA, spécialiste en éducation et consultante à la Banque Mondiale. 

L’exposé des objectifs poursuivis à travers ces deux projets a suscité la réaction de certains parlementaires, qui ont non seulement loué l’initiative prise par la Banque Mondiale d’organiser la dite rencontre d’échanges et concertation, mais aussi et surtout formulé des propositions. Des propositions allant dans le sens de leur implication dans le processus de mise en œuvre de ces projets.

En leur qualité d’élus nationaux, utilisant au quotidien la politique de proximité, donc connaissant le terrain, les parlementaires, à travers leurs intervention, ont soutenu qu’ils doivent être associés dans la mise en musique de ces projets, afin qu’ils touchent largement les populations. 

Une proposition bien perçue par le Représentant résident de la Banque Mondiale, Djibrilla ISSA. Pour lui, l’objectif même de cette session d’information était d’abord de partager ce que la Banque Mondiale fait au Congo, ensuite de diffuser l’information selon laquelle la Banque Mondiale est à la fois une banque qui finance les projets et investit dans le capital humain, dans l’éducation et enfin d’interagir et d’améliorer les prestations dans l’avenir.

Autant le plaidoyer des parlementaires a trouvé un écho favorable de la part du Représentant résident de la Banque Mondiale. Ce qui revient à dire les procédés seront mis sur pied pour les nationaux, qui à travers le parlement ont autorisé la réalisation de ces deux projets pour le Congo, seront dorénavant associer, en vue d’atteindre les cibles.  

En effet, ces projets tels que présentés au cours de cette session d’information accompagnent le Congo dans la marche vers son développement, dans la réduction de la pauvreté, la promotion de l’égalité.

De manière précise, le premier, c’est-à-dire le PDCE s’assigne comme objectif de promouvoir l’acquisition et le renforcement des compétences à l’emploi et à l’entrepreneuriat pour 15000 jeunes vulnérables vivant dans les zones urbaines de Pointe Noire et de Brazzaville, afin d’améliorer leur insertion sur le marché du travail et leurs revenus. Le PDCE est cofinancé par le Congo et la Banque Mondiale, pour montant de 32 millions de dollars américains.

Le second, par ailleurs, le PRAASED, vise à améliorer le rendement scolaire au primaire et au collège et de renforcer l’efficacité de certains systèmes de gestion. Ce qui permettra au Congo de disposer d’une éducation de qualité pour tous. Ce projet est financé par le pays bénéficiaire et la Banque Mondiale à hauteur de 70 millions de dollars américains. 

En somme, il s’est dégagé l’évidence selon laquelle la Banque Mondiale appui le secteur de l’éducation à introduire le financement basé sur la performance. Ainsi il est question de ne plus payer que sur la base d’intrants, mais aussi des résultats atteints. C’est bien cette approche qui est utilisée avec les prestataires de formation dans le cadre du PDCE. Elle est, surtout, utilisée à grande échelle dans le secteur de la santé, afin d’assurer la santé à tout le monde et de manière équitable et dans bien d’autres secteurs de la vie. Une telle démarche, au demeurant, basée sur l’efficacité, augmentera la quantité et la qualité des services.

 

MIATOLOKA Boryce Agapyth pour GCI

Correspondant particulier au Congo Brazza

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