
Nefer Ingani qui prend les rênes de e département ministériel, au moment se met en musique la Nouvelle République devrait relever un challenge, faire adopter les textes d’application de la loi sur la parité.
A l’entrée en fonction, Madame le ministre de la promotion de la femme et de l’Intégration de la Femme au développement, Inès Bertille Nefer Ingani, succédant à ce poste Catherine Ebondza Lipiti, se fixe un objectif prioritaire : faire appliquer la loi sur la parité restée en veille.
En effet, la nouvelle constitution promulguée le 6 novembre 2015, reconnaît explicitement que la parité homme-femme doit être comprise comme un mécanisme de mise en œuvre des principes fondamentaux des droits humains sans distinction de sexe. Ainsi que son article 17 traduit dans les faits la loi sur la parité en ces termes : « La femme a les mêmes droits que l’homme. La loi garantit la parité et assure la promotion ainsi que la représentativité de la femme à toutes les fonctions politiques, électives et administratives. »
Un objectif capital lorsqu’on sait qu’au Congo, les femmes constituent plus de 51% de la population, mais sous représentées dans les grandes sphères de prise de décisions. A titre d’illustration sur 38 ministres que compte la première équipe gouvernementale de la nouvelle République, moins de 8 portefeuilles sont réservés aux femmes et au parlement, elles ne représentent que 10% à l’assemblée nationale et 13% au Sénat.
En faisant de cet objectif un des axes prioritaires de son action, le nouveau ministre de la promotion de la femme et de l’intégration de la femme au développement est sur la même dynamique que le président Denis Sassou N’Guesso qui avait annoncé, le 13 août 2010, à l’occasion de son adresse à la Nation, la décision de « faire voter par le parlement une loi consacrant la parité hommes-femmes aux fonctions politiques, administratives et électives. »
A coup sûr, le vote de cette loi redonnera aux femmes leurs droits et leur juste place et tournera, sans doute, une nouvelle page de l’histoire. Comme l’ont réclamé les femmes à l’occasion de la journée internationale de la femme, le 8 mars 2016 à Brazzaville « Une fois la parité acquise, elle contribuerait directement à des meilleurs rendements économiques pour le Congo… »
Outre la loi sur la parité, le ministre Inès Bertille Ingani, entend mener une guerre larvée contre les antivaleurs « Je mettrai particulièrement un accent sur la lutte contre les antivaleurs notamment l’absentéisme, la paresse au travail, la corruption, la concussion » et en veillant « personnellement à l’application de tous les textes relatifs à la gratuité des prestations de services publics liées à la femme.» Son vœu le plus ardent est le renforcement du partenariat entre son département ministériel, les organismes internationaux et les organisations de la société civile.
Au cœur de la réussite de ce défi, Madame le Ministre devrait développer un engagement citoyen, responsable et durable, combattre la passivité, le manque de confiance, le poids des charges domestiques, la mise en réseau des femmes des différents horizons et la nécessité d’informer et se former les femmes.
Âgée de 43 ans, Inès Nefer Bertille Ingani est détentrice d’un diplôme européen d’études supérieures en banques, assurances et gestion du patrimoine. Engagée dans les mouvements associatif et politique, elle est présidente de l’association Actions Innovatrices pour la Paix et le Développement Culturel et mère de trois enfants.
MIATOLOKA Boryce Agapyth pour GCI
Correspondant particulier de GCI au Congo
2016 GuineeConakry.Info




















